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Avec le premier tome de ce qui s’annonce comme une série intitulée L’œil de l’histoire, l’historien de l’art Didi-Huberman met en scène comme dans la plupart de ses ouvrages le frottement entre lecture des images et construction de l’histoire. Quand les images prennent position s’attarde sur la Deuxième guerre mondiale, considérée par le biais de l’itinéraire brechtien, entre combat anti-nazi et engagement communiste.
Imaginaire politique et politique de l’imagination
Quelle meilleure incarnation historique que le dramaturge allemand pour examiner les relations troubles entre art et politique ? Georges Didi-Huberman impose un pied de nez à la postérité partielle du travail de Brecht pour extirper d’une œuvre complexe les nuances qui lui sont dues. En cherchant à déterminer comment les images "prennent position", dans l’histoire et face au politique, Didi-Huberman évide les clichés d’un Brecht dogmatique. Dans cette optique, il va le chercher au fond de son exil politique, qui s’étend des années 1930 aux années 1950. L’exil, impliquant une distance géographique, induit un recul intellectuel précieux à l’écrivain pour penser la guerre, l’histoire, la politique. De ses diverses retraites, Brecht produit deux œuvres majeures qui expriment cette distance opportune : l’Arbeitsjournal – littéralement "journal de travail", qu’il rédige de 1938 à 1955 – et le Kriegsfibel – "Abécédaire de la guerre", publié en 1955. Une large part de l’ouvrage de Didi-Huberman est consacrée à décrire ces créations hybrides, photographies de planches à l’appui. Ces deux montages imaginatifs mêlent éléments documentaires – photographies, coupures de presse… – et mouvements lyriques – les photographies sont suivies d’épigrammes poétique








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