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Procès de la Mutuelle générale : Les défenseurs des biens publics déterrent la hache de guerre




Le dossier de la Mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP) a remis au goût du jour la question de la défense des deniers publics.  A tel point qu'il a remis sur les devants de la scène des instances dont on n'avait plus parlé depuis fort longtemps.  Voire que l'on croyait mort-nées.
Certes l'Instance nationale de protection des biens publics au Maroc (INPBPM) faisait parler d'elle chaque fois que l'occasion se présentait. Notamment en intervenant directement pour prendre la défense de l'ancien Premier ministre Driss Jettou à qui d'aucuns avaient reproché d'avoir été cité dans une affaire concernant la création d'une zone logistique là où il  ne fallait pas.
Certes, l'INPBPM s'était attaquée à un dossier fort brûlant touchant à la cession des équipements publics portuaires à des prix minorés. Il n'en demeure pas moins que sa position liée à la gabegie qui a caractérisé, des années durant, la gestion de la MGPAP du temps de Mohamed El Farraa, a été constante et inflexible. (      ).
Une position dont on retrouve les principaux dysfonctionnements et défaillances dans un communiqué qui ne porte ni signature ni tampon et émanant,  selon toute vraisemblance, du secrétariat national de l'Instance nationale de défense des biens publics.
Tout cela est beau. Il est même logique au regard de nombreuses suspicions qui planent chaque fois sur la justice lorsqu'elle s'attaque aux dossiers des détournements de deniers publics. C'est qu'au détour d'une phrase le nom de l'actuel président de la MGPAP, Abdemoula Abdelmoumni, est cité. " Bien qu'il détienne des documents prouvant les dysfonctionnements et l'ampleur des dommages subis par la Mutuelle, l'actuel président de la MGPAP persiste à se dérober de ses responsabilités, refusant de comparaître lors des séances  de l'enquête judiciaire, et ce malgré les convocations qui lui ont été envoyées ", peut-on lire dans le communiqué de l'Instance nationale de défense des biens publics.  
Contacté par Libé, Abdelmoula Abdelmoumni a tenu à nous préciser  qu'il n'a jamais reçu de convocation, et ce depuis l'ouverture de l'enquête.
Concernant  les autres soi-disant " dépassements enregistrés actuellement au sein de la MGPAP et cités dans ledit communiqué notamment la dilapidation des fonds de la Mutuelle, le non-respect des procédures dans l'octroi des marchés publics,  une gestion abusive ", Abdelmoula Abdelmoumni a souligné que la réalité au sein de la Mutuelle dément les propos avancés, et ce de l'avis de tout le monde.  
Une question s'impose : pourquoi donc l'Instance nationale de défense des biens publics tente-t-elle de le mêler à un dossier que l'engagement de Abdelmoula Abdelmoumni a permis de mettre en lumière, de médiatiser et de conduire à son terme ?
Il  n'est pas sans rappeler que la gestion de la Mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP) était entachée de graves irrégularités et violations de la loi, soulignées par les autorités publiques compétentes et par les partenaires sociaux depuis l'année 2002.
Plusieurs   autorités publiques de tutelle et des partenaires sociaux ont attiré l'attention sur les défaillances et manquements aux règles juridiques de base, commises dans la MGPAP, notamment les ministères des Finances et de l'Emploi, les délégués, les administrateurs, les membres de la commission de contrôle, les députés et les conseillers parlementaires, les organisations professionnelles de la santé, l'IGF, les organisations des droits de l'Homme, les syndicats, les partis politiques et autres organisations de protection des deniers publics dont (INPBPM).

LARBI BOUHAMIDA
Vendredi 24 Septembre 2010

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