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La Cour d'appel de Rabat a confirmé lundi des peines de six mois de prison avec sursis à l'encontre de quatre journalistes pour publication d'informations considérées comme «confidentielles», a-t-on appris auprès de leur avocat. La Cour a également confirmé une amende de 10.000 dirhams pour chacun d'eux, a précisé à l'AFP leur avocat Khalid Soufiani. Ils étaient poursuivis depuis début 2018 pour avoir publié des extraits de débats d'une commission d'enquête parlementaire consacrés au déficit de la Caisse marocaine de retraites (CMR), à la suite d'une plainte du président de la deuxième Chambre du Parlement. La même peine a été confirmée à l'encontre d'un député membre de la centrale syndicale Confédération démocratique du travail (CDT) pour «violation du secret professionnel», après leur avoir fourni des informations sur ces débats. «Nous avons été surpris par le verdict en première instance (prononcé en mars), nous le sommes de nouveau», a déclaré à l'AFP Abdelhak Belachgar, un des journalistes condamnés. «Nous avons juste fait notre travail d'informer l'opinion publique sur un sujet qui suscitait son intérêt», a ajouté Abdelhak Belachgar, qui travaille pour le quotidien Akhbar Al Yaoum, précisant qu'il allait saisir la Cour de cassation. La défense avait plaidé l'acquittement et le parquet avait requis des peines de prison ferme, entre un et cinq ans selon la loi sur les commissions parlementaires. Un nouveau Code de la presse ne prévoyant plus de peines de prison est entré en vigueur en 2016, mais les journalistes continuent d'être poursuivis selon le Code pénal.