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Ali Abdellah Saleh aura résisté jusqu’à la dernière minute avant de quitter la présidence du Yémen. Il aura fallu que le pays tombe dans la dissidence, et surtout qu’Ali Saleh échappe par miracle à l’attentat qui a failli l’emporter pour qu’enfin, il comprenne, que son heure a sonné et qu’il doit partir.
Après moult tergiversations, Ali Saleh est désarmées hors du pouvoir. Mais en fait pour combien de temps ? N’a-t-il pas lui-même tout mis en scène pour sa sortie, veillant aux moindres détails, allant jusqu’à choisir son successeur qui n’est autre que son vice-président, qui devait recevoir l’aval du peuple pour faire bonne figure.
En fait, Ali Abdellah Saleh n’a pas quitté totalement le pouvoir. Il garde la main sur les rouages de l’Etat où ses pions sont toujours présents, sans oublier qu’il reste le chef du parti majoritaire et que la moitié des membres du Parlement appartiennent à sa mouvance.
Il peut à tout moment revenir au pouvoir s’il le voulait. Encore faut-il que les Yéménites le veuillent. Rien ne le laisse présager. Des voix s’élèvent déjà pour réclamer le départ de tous les proches d’Ali Abdellah Saleh se trouvant toujours dans les différentes instances, dans l’armée, la sécurité ou l’administration. C’est un nouveau round de protestations qui a déjà commencé.
Quoi qu’il en soit, le Yémen, qui a passé des moments très difficiles et se trouvait pratiquement au bord du gouffre, peut enfin respirer tout au moins pour quelque temps. On ne sait pas combien cela durera.













