
Les frappes de l'artillerie israélienne se sont notamment intensifiées dans le camp de réfugiés de Jabaliya (nord), où au moins 13 Palestiniens ont été tués, tandis que deux Palestiniens trouvaient la mort dans la région de Rafah (sud), a précisé Ashraf al-Quoudra. Plus tard durant la nuit huit Palestiniens d'une même famille ont été tués lors d'un raid aérien israélien à Khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, a-t-on ajouté de même source.
Par ailleurs, l'aviation israélienne a détruit trois mosquées dans la ville de Gaza, dans le camp de réfugiés de Shati et à Rafah, ont indiqué les services de sécurité palestiniens. Plus de 7.000 Palestiniens ont en outre été blessés. Israël a aussi enregistré de lourdes pertes lundi, avec la mort de 10 soldats. Depuis le début de l'opération, Israël a perdu 53 soldats, le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Trois civils ont été tués en Israël depuis le début de la confrontation.
Au moins cinq Palestiniens d'une même famille ont été tués durant la nuit de mardi à mercredi lors d'un raid aérien israélien dans le sud de la Bande de Gaza, ont indiqué les services de secours tandis que 16 autres qui s'étaient réfugiés dans une école de l'ONU trouvaient la mort mercredi à l'aube par des bombardements israéliens dans le nord de la Bande de Gaza.
Des obus de chars ont touché de plein fouet deux salles de classe d'une école de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya, a-t-on précisé de mêmes sources qui au départ avaient fait état de 20 morts.
Un responsable de l'UNRWA pour sa part fait état d'au moins 15 morts. De nombreux civils palestiniens s’étaient réfugiés dans des écoles de l'UNRWA notamment à Jabaliya après avoir été avertis par l'armée israélienne que le quartier ou la localité où ils résident risquait de subir des bombardements massifs. Chassés de chez eux par les combats, près de 180.000 habitants du territoire palestinien vivent dans des conditions très précaires dans 83 écoles gérées par l'UNRWA.
Plusieurs de ces établissements ont été touchés par les combats. Le 24 juillet, un obus israélien est tombé dans la cour d'un de ces établissements à Beit Hanoun et une quinzaine de Palestiniens y ont péri. L'armée israélienne a affirmé que ce n'est pas son obus qui les a tués. Israël rend le Hamas responsable des morts parmi la population civile, accusant le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la Bande de Gaza de s'en servir comme "boucliers humains", en dissimulant ses armes et ses centres opérationnels dans des églises, des mosquées ou des écoles.