Pluies bénéfiques aux cultures et mobilisation continue pour l’évacuation des eaux excédentaires

Bassin du Loukkos


Libé
Dimanche 25 Janvier 2026

Pluies bénéfiques aux cultures et mobilisation continue pour l’évacuation des eaux excédentaires
Avec un cumul pluviométrique dépassant les 520 mm depuis le début de l’actuelle campagne agricole, le bassin du Loukkos a enregistré d’importants apports hydriques ayant contribué à la relance des cultures, tout en posant des défis aux agriculteurs, notamment en matière d’évacuation des eaux pluviales excédentaires, afin d’éviter tout dommage aux productions agricoles.

Certes, ces précipitations ont eu un impact positif sur le démarrage de la saison agricole dans le bassin du Loukkos, en contribuant au renforcement du couvert végétal et à l’augmentation du taux d’humidité des sols, grâce à leur régularité et à leur survenue à des périodes propices.

Elles ont également contribué à la recharge de la nappe phréatique, à l’accroissement des retenues des barrages et au développement des différentes cultures, en particulier les céréales, les légumineuses, ainsi que les cultures maraîchères et sucrières.

Concernant les barrages à vocation agricole situés autour du bassin du Loukkos, leurs réserves d’eau ont enregistré une hausse notable par rapport à l’année précédente. Ainsi, le barrage Oued El Makhazine atteint un taux de remplissage de 100%, soit un volume d’environ 672,8 millions de m³, tandis que le barrage Dar Khrofa affiche un taux de 28% (135,8 millions de m³).

Ces pluies ont ravivé les espoirs de nombreux petits agriculteurs. À cet égard, Said El Bakri, spécialisé depuis plusieurs années dans les cultures sucrières dans le bassin du Loukkos, a souligné que les récentes précipitations abondantes ont favorisé le développement des cultures sucrières, telles que la betterave et la canne à sucre, ainsi que des cultures fourragères comme la luzerne, ajoutant: "Nous n’avions pas connu de telles pluies depuis de nombreuses années".

Il a souligné que l’accompagnement des responsables, notamment ceux de l’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos (ORMVAL), permet une bonne gestion de la campagne agricole en cours, ajoutant: " Je m’attends à une saison prometteuse, la nappe phréatique s’étant largement rechargée".

En revanche, la gestion des excédents d’eaux pluviales dans certaines terres plates du périmètre irrigué du bassin doit être effectuée avec prudence et anticipation, afin de prévenir tout dommage aux cultures, ce qui pourrait compromettre à la fois la qualité des produits et le volume de la production.

Outre les canaux d’irrigation gérés par l’ORMVAL, le bassin du Loukkos dispose également d’un vaste réseau destiné à l’évacuation des eaux pluviales, afin de protéger les cultures implantées dans la région.

Ainsi, le périmètre irrigué situé sur la rive droite de l’Oued Loukkos s’étend sur une superficie totale de 7.000 hectares, doté à la fois d’un réseau de canaux pour l’irrigation durant les périodes sèches et d’un réseau de drainage destiné à l’évacuation des eaux pluviales pendant les périodes pluvieuses.

A ce titre, Mohamed El Fkiri, chef du service maintenance à l’ORMVAL, a indiqué que le réseau d’évacuation des eaux pluviales est activé dès l’enregistrement de précipitations importantes, afin d’éviter l’accumulation d’eau sur les terres agricoles, précisant que ce périmètre irrigué se situe dans une zone basse où convergent trois oueds: Oued Loukkos, Oued El Makhazine et Oued Arour.
 
Il a fait savoir qu'au cours des six dernières années, le réseau de drainage avait été peu utilisé, en raison de la rareté des pluies, ajoutant que cette année, avec un cumul pluviométrique ayant atteint 520 mm sur une période relativement courte, le réseau a été pleinement mobilisé pour l’évacuation des excédents d’eau.
Il a également souligné que ce dispositif assure efficacement la protection du périmètre irrigué contre les risques d’inondation.

Ce réseau constitue un système intégré, destiné principalement à protéger le bassin contre les inondations et à prévenir le reflux des eaux des oueds environnants vers les terres irriguées.

Il comprend un barrage de protection s’étendant sur 250 km, ainsi qu’un réseau de canalisations d’une longueur totale de 2.500 km, réparti sur les terres agricoles pour absorber les eaux pluviales et les acheminer vers des canaux industriels de 250 km, puis vers trois stations de pompage chargées de rejeter les eaux collectées dans l’Oued Loukkos, d’où elles sont finalement évacuées vers la mer.

Les agriculteurs de la région espèrent que les conditions météorologiques s’amélioreront prochainement, afin de pouvoir finaliser les travaux de préparation des sols pour les cultures printanières, d’autant que les plantations requièrent une alternance de pluies et d’ensoleillement pour assurer une croissance saine et obtenir une récolte optimale en fin de saison.


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