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Boualem Sansal dans la gueule de la junte d’Alger
Des commentaires sarcastiques ont fusé sur les réseaux sociaux à propos de cette rencontre des saltimbanques. «Le président de l'Algérie (du Nord), Abdelmajid Tebboune, a reçu aujourd'hui le gouverneur de l'Algérie (du Sud), Brahim Ben Batouche Ghali. Il a été question durant cette rencontre des relations «unilatérales» au sein du même pays et des moyens de les développer», a commenté le journaliste Mohamed Ouamoussi. Tandis que le journaliste algérien Oualid Kebir a, pour sa part, ironisé en affirmant que Brahim Ghali «s’est montré timide devant Tebboune, qui l’a traité comme s'il était chargé des cérémonies à l'intérieur du palais El Mouradia et non comme un président de la République», si supposé fantomatique soit-il.
Toutefois une question s’impose : Quel message entend envoyer la junte militaire à travers cette réception au moment où le Conseil de sécurité de l'ONU tenait, à New York, des consultations à huis clos sur la question du Sahara marocain? Le communiqué de presse rendu public après cette rencontre était laconique et n’a pas fait allusion aux sujets ou dossiers qui y ont été abordés, tout simplement parce qu’il n’y a rien à discuter entre un régime moribond et une entité fantoche.
L’unique but de cette mascarade, selon les observateurs, est de chercher à laisser entendre que la principale partie dans le conflit artificiel autour du Sahara marocain n’est autre que le «polisario», alors que tout le monde sait pertinemment que celui-ci n’est qu’une marionnette à la solde d’un régime algérien hanté par ses ambitions hégémoniques dans la région.
Tout récemment, un journal proche de la junte militaire algérienne, Echorouk, s’est trahi en affirmant que l’affaire du Sahara est «une question de sécurité intérieure pour l’Algérie» qui, depuis le début de ce conflit, se cache dernière sa marionnette.
En plus, l’instance la plus importante de l’ONU, à savoir le Conseil de sécurité, considère l’Algérie comme la principale partie prenante dans ce conflit. En effet, la résolution 2703 adoptée le 30 octobre 2023 a clairement défini les parties devant prendre part au processus politique, qui doivent assumer leur responsabilité politique, juridique, et morale dans la recherche d’une solution définitive au différend régional sur le Sahara marocain. Ladite résolution a cité l’Algérie à six reprises, soit autant de fois que le Maroc, confirmant que l’Algérie est bel et bien la partie principale à ce différend artificiel.
Lors d’une rencontre tenue au début de ce mois entre le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et l'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, Staffan de Mistura, le Royaume du Maroc a tenu à mettre les points sur les « i », en soulignant qu’il n’y aura pas de processus politique en dehors du cadre des tables rondes défini par l’ONU, avec la pleine participation de l’Algérie.
Mourad Tabet