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2014 débute mal pour l’économie marocaine. Un constat dressé par le Haut-commissariat au plan (HCP) qui remet en cause les prévisions de croissance trop optimistes de la loi de Finances récemment approuvée.
Après le gouverneur de Bank Al Maghrib qui a taclé le gouvernement en prévoyant une croissance qui devrait osciller entre 2,5 à 3,5% en 2014, sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne de 70 millions de quintaux, c’est autour du HCP de faire pareil en annonçant, jeudi, que «la croissance économique, au premier trimestre 2014, devrait évoluer à un rythme relativement plus modeste, en ligne avec le retrait des activités agricoles attendu après une année 2013 particulièrement favorable».
En effet, versant dans un optimisme béat, le gouvernement prévoit une croissance autour de 4,8% en 2014 en se basant sur un redressement du secteur non-agricole. Une hypothèse qui n’a rien de fondé.
Etant donné la dépendance accrue de la croissance de Dame nature au Maroc, il prévoit que les «perspectives de croissance pour le premier trimestre 2014 seraient, dans l’ensemble, moins favorables qu’une année auparavant». Si le Maroc, trop dépendant du secteur primaire, a vu les aléas climatiques jouer en sa faveur, il s’avère qu’on ne peut pas toujours compter sur une bonne saison.
Cette année, d’ailleurs, la valeur ajoutée du secteur agricole est sur la voie du recul.
En effet, d’après les dernières données communiquées par le HCP, «la faiblesse des précipitations qui a marqué le démarrage de la campagne agricole 2013/2104 auraient entraîné une réduction des superficies emblavées des cultures précoces». «Les performances de la production végétale seraient, ainsi, en dessous de celles réalisées au cours de la campagne précédente. Globalement, et sous l’hypothèse de conditions climatiques hivernales plus favorables, la valeur ajoutée agricole afficherait une baisse d’environ 3,9%, au premier trimestre 2014», a-t-il ajouté.
Globalement, le HCP précise que «sous l’hypothèse d’une campagne céréalière en dessous de la moyenne et d’un redressement d’environ 3,2% des activités hors agriculture, le rythme de croissance économique nationale devrait reculer, au premier trimestre 2014, pour se situer autour de 2,3%, en glissement annuel, contre 3,8% une année auparavant.
D’où les questions suivantes : qu’est-ce qui a amené les commis du ministère de l’Economie et des Finances à faire une telle prévision et sur quoi se sont-ils basés pour prévoir un redressement de l’activité non agricole d’un trimestre à l’autre ?