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Paris et Berlin appellent à rester ferme face à Londres




La France et l'Allemagne entendent faire preuve de fermeté vis-à-vis duRoyaumeUni concernant la relation future avec l'Union européenne, alors que les négociations ontrepris dans un climat électrique, aprèsla volonté de Londres de revenir sur certains engagements. "Nous sommes dans un esprit constructif, maisfermessur le fonds", a déclaré à l'AFP le secrétaire d'Etat français aux affaires européennesClémentBeaune, dans un entretien commun avec son homologue allemand Michael Roth à Berlin. "C'est l'un des axes essentiels de la présidence allemande" de l'Union européenne, au deuxième semestre de l'année en cours, que "de trouver un degré élevé d'unité" à ce sujet, a renchéri ce dernier. "Noussommestrès attentifs au fait que les 27 pays de l'UE ne se laissent pas divisés sur cette question", a-t-il insisté. La huitième session de négociations entre Royaume-Uni et Union européenne, ouverte mardi, doit durer jusqu'à jeudi. Mais son issue reste plus qu'incertaine. La volonté britannique de réviser certaines parties de l'accord encadrant la sortie de l'UEfin janvier dernier, et révélée lundi par le Financial Times, a désagréablementsurprislesEuropéens qui ont mis en garde sur un coup porté à la "confiance". Interrogé à ce sujet, Clément Beaune a souligné que la balle était dansle camp britannique. "C'est au Royaume-Uni de nous dire s'il souhaite, au-delà des spéculations ou des rumeurs, sortir sans accord de l'UE, ce qui n'est pas bon pour l'UE mais encore moins bon pour le Royaume-Uni", a-t-ilmis en garde. S'il "souhaite un accord, nous avons un cadre qui existe depuis près d'un an (...) qui est fixé dans la déclaration politique commune" acceptée par les deux parties, a souligné M. Beaune. "On doit se tenir à ses principes etmaintenant accélérerla négociation de fond et de détailssur la mise en oeuvre" de cette déclaration, a-t-il dit, ajoutant ne pas vouloir "croire que l'une des parties se dégage de cet accord". Le Royaume-Uni a formellement quitté l'UE le 31 janvier, soit près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de 46 ans d'un mariage houleux. Il reste régi par la réglementation européenne jusqu'à fin décembre, période de transition pendant laquelle les deux parties tentent de conclure un accord de libreéchange. Les deux responsables ont redit leur volonté demettre en place "une bonne relation" avec Londres. "Pour cela, il faut évidement que chacun s'en tienne à ce qui a déjà été agréé et avance maintenant de bonne foisur la négociation de la relation future", a insisté M. Beaune. "Nous voulons un accord", a-t-ilsouligné, "c'est la position de la France et celle de l'UE".

Libé
Mercredi 9 Septembre 2020

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