Facebook
Rss
Twitter







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Omar Sy confronté à ses racines dans “Yao ”



S eydou Tall, célèbre acteur français, se rend pour la première fois au Sénégal, la terre de ses aïeuls. pour promouvoir son nouveau livre dans un festival littéraire de Dakar. Récemment séparé, il rêve d’emmener son jeune fils “découvrir la terre de ses ancêtres”, mais finit par partir seul. Sur place, il croise la route de Yao, 13 ans, qui a fugué de son village et parcouru 387 kilomètres pour voir son idole. Seydou décide de le ramener chez lui… Omar Sy porte sur ses épaules le voyage initiatique de ce “Bounty” (noir de peau, blanc à l’intérieur) à la découverte de ses racines. Son partenaire dans l’aventure donne son titre au film : Yao. Il est interprété par un débutant de douze ans : Lionel Louis Basse. Devant la caméra de Philippe Godeau, le réalisateur du Dernier pour la route avec François Cluzet, l’acteur compose un personnage tout en retenue, à contre courant de ses exubérances habituelles. Cette histoire d’un acteur célèbre qui revient sur la terre de ses ancêtres pourrait être celle de l’acteur : “Omar est central dans ce projet”, a expliqué le réalisateur dans les notes d’intention du film. “J’avais l’intuition qu’il avait besoin de se confronter de nouveau à ses racines et qu’il serait bon qu’il le fasse devant une caméra.” Mais à la différence de son personnage, l’acteur qui a grandi à Trappes, en région parisienne, et vit aujourd’hui à Hollywood avec sa femme Hélène et leurs cinq enfants, s’est régulièrement rendu au Sénégal dans son enfance, et continue d’y aller, notamment à Bakel, le village de ses parents situé à la frontière avec la Mauritanie. À 19 ans, son père, Demba Sy, l’a même embarqué dans un road-trip en tête-à-tête, sur les routes sénégalaises. “Je crois que j’ai re-coloré mes souvenirs d’enfance et mes liens avec l’Afrique en tournant ce film, a confié l’acteur d’Intouchables. Il y a aussi toute la culture, tout ce qu’il m’a été transmis. Ce que je vais garder, ce que je vais transmettre à mes enfants. Toutes ces questions sur la bi-culture : c’est possible d’avoir un attachement et un amour sincère pour les deux.” Yao, qu’il coproduit, est un projet important pour lui. “Ce film, c’est un voyage. Dans le fond, l’idée de ce film c’était de faire découvrir le Sénégal”, dit-il. Le film est aussi traversé par la question de la paternité. Il est d’ailleurs dédié à Jacques Godeau et Demba Sy, les pères respectifs du réalisateur Philippe Godeau et d’Omar Sy

Libé
Mardi 8 Juin 2021

Lu 654 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.


Flux RSS