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Ministre envers et contre tout. Ministre à tout prix, à n’importe quel prix et quel qu’en soit le prix. Depuis une semaine, Mohamed Louafa tient le haut de l’affiche, en faisant une bien étrange actualité. Il est le seul, l’unique ministre istiqlalien à ne pas avoir démissionné du gouvernement Benkirane. Tous ses pairs appartenant à sa famille politique l’ont fait mardi dernier, se pliant ainsi à la décision prise à l’unanimité par le conseil national de l’Istiqlal et dont la mise en exécution a été décidée lundi dernier par le comité exécutif. Tous l’ont fait, le cœur serré, le cœur gros et la mine triste, sauf lui. Tous ont fait preuve de discipline partisane, de respect de l’engagement politique, d’éthique et de morale. Mohamed Louafa, le ministre de l’Education nationale, a lui fait un autre choix. Celui de la dissidence pour rester à son poste gouvernemental. Celui qui est gendre d’Allal El Fassi, le père fondateur du plus vieux parti marocain, n’a pas démissionné et n’a pas l’intention de le faire. Il y a une sorte de bravoure dans cet acte grotesque. Car depuis sa non démission, M. Louafa alimente les blagues des soirées ramadanesques. Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont assassins, puisés à la sauce de « l’homme capable de tout pour rester ministre ». Il faut assumer. Et Mohamed Louafa assume. Ce jeudi 18 juillet, il est officiellement exclu de toutes les instances de l’Istiqlal pour « atteinte aux intérêts du parti et non-respect de ses décisions ». Celui qui a été le président de l’Union générale des étudiants du Maroc, structure affiliée au parti de la balance, n’appartient plus à l’Istiqlal.
Depuis qu’il est ministre, rappelé du Brésil où il était jusque-là ambassadeur –après avoir longtemps représenté le Royaume en Inde- pour rejoindre le gouvernement Benkirane, Louafa n’a pas arrêté de faire parler de lui, multipliant à l’envi les bourdes, les boutades de mauvais goût, les décisions et contre décisions, les mauvais jeux de mots, les phrases de trop. « C’est vrai qu’il est un petit peu le Monsieur la gaffe de l’Exécutif, le chef du gouvernement l’a souvent rappelé à l’ordre », soupire un ministre, ne sachant s’il faut vraiment sourire de tout cela, pensant à l’une des fameuses sorties d’un Louafa prétendant fièrement que « même Obama n’a pas d’aussi bonnes écoles que celles du public au Maroc ! ».
Mohamed Louafa est à l’évidence un collectionneur de pépites, de bourdes et de gaffes. Son tempérament de Marrakchi, amateur de rires sonores et de blagues bruyantes n’explique pas vraiment ses dérapages ministériels. En octobre dernier, le ministre de l’Education nationale visite une école primaire à Marrakech. Dans l’une des classes, il accoste une fillette de 12 ans et lui lance : « Que fais-tu encore là ? Tu devrais plutôt te trouver un mari ! ». De l’humour noir d’un ministre de tutelle qui a fait grincer des dents le plus grand nombre. Les associations féminines ont condamné ce responsable gouvernemental qui en appelle au mariage de filles mineures et même pas pubères. Les députés de l’opposition l’ont interpellé sous la Coupole. Les parents de la petite fille en question ont exigé des excuses publiques de Monsieur le ministre et la jeune élève, traumatisée par les rires moqueurs et les quolibets de ses camarades de classe, a longtemps refusé de retourner à l’école. M. Louafa ne présentera pas d’excuses. Il n’aura pas non plus de regrets. Il se contentera de lâcher sous la Coupole devant les élus de la Nation un très peu glorieux « j’aurais dû me mettre de la colle sur la bouche ».
A Al Hoceima, le ministre gaffeur fait encore entendre parler de lui en collant un 0/20 à une enseignante qui a fait une faute d’orthographe. Il le fait en maître d’école, sur le tableau noir de la classe et devant des dizaines d’élèves. Le corps enseignant s’indigne et le fait savoir haut et fort. Entre Mohamed Louafa et les syndicats, le désamour est déclaré, la guerre annoncée.
C’est à la rentrée scolaire passée -sa première rentrée en tant que ministre de l’Education nationale- que Mohamed Louafa a fait fort, annonçant la couleur de sa mandature. A 48 heures de la rentrée des classes, le ministre prend sa plus belle plume pour rédiger une circulaire interdisant aux enseignants du public d’assurer des cours dans les établissements du privé. Le tollé est général. L’enseignement privé menace d’une année blanche. La pression est telle que le ministre de l’Education nationale est contraint de faire machine arrière.
Des idées lumineuses jalonnent le parcours ministériel du beau-frère d’Abbas El Fassi –tous deux ont épousé les filles d’Allal El Fassi. Il y a quelques mois, il annonçait une autre de ses fameuses décisions qui feront date : couper l’eau et l’électricité à tous les établissements scolaires publics durant tout l’été et ce au nom de la bonne gouvernance. Une décision courageuse, une décision d’homme d’Etat, pour que la lumière ne fût pas dans un enseignement déjà dans le noir ! Signe distinctif du ministre encombrant qui veut rester ministre : un étrange sens de l’humour et une collection impressionnante de pépites qui rendrait vert de jalousie n’importe quel chercheur d’or. Il n’empêche que Mohamed Louafa restera le ministre qui pénalisera la triche au bac, faisant des portes de lycées des commissariats en plein air. Mais il est aussi le ministre de l’Education nationale sous l’ère duquel le taux de réussite au baccalauréat est des plus faibles, ne dépassant pas 37,9%. Une bonne raison pour démissionner !
Depuis qu’il est ministre, rappelé du Brésil où il était jusque-là ambassadeur –après avoir longtemps représenté le Royaume en Inde- pour rejoindre le gouvernement Benkirane, Louafa n’a pas arrêté de faire parler de lui, multipliant à l’envi les bourdes, les boutades de mauvais goût, les décisions et contre décisions, les mauvais jeux de mots, les phrases de trop. « C’est vrai qu’il est un petit peu le Monsieur la gaffe de l’Exécutif, le chef du gouvernement l’a souvent rappelé à l’ordre », soupire un ministre, ne sachant s’il faut vraiment sourire de tout cela, pensant à l’une des fameuses sorties d’un Louafa prétendant fièrement que « même Obama n’a pas d’aussi bonnes écoles que celles du public au Maroc ! ».
Mohamed Louafa est à l’évidence un collectionneur de pépites, de bourdes et de gaffes. Son tempérament de Marrakchi, amateur de rires sonores et de blagues bruyantes n’explique pas vraiment ses dérapages ministériels. En octobre dernier, le ministre de l’Education nationale visite une école primaire à Marrakech. Dans l’une des classes, il accoste une fillette de 12 ans et lui lance : « Que fais-tu encore là ? Tu devrais plutôt te trouver un mari ! ». De l’humour noir d’un ministre de tutelle qui a fait grincer des dents le plus grand nombre. Les associations féminines ont condamné ce responsable gouvernemental qui en appelle au mariage de filles mineures et même pas pubères. Les députés de l’opposition l’ont interpellé sous la Coupole. Les parents de la petite fille en question ont exigé des excuses publiques de Monsieur le ministre et la jeune élève, traumatisée par les rires moqueurs et les quolibets de ses camarades de classe, a longtemps refusé de retourner à l’école. M. Louafa ne présentera pas d’excuses. Il n’aura pas non plus de regrets. Il se contentera de lâcher sous la Coupole devant les élus de la Nation un très peu glorieux « j’aurais dû me mettre de la colle sur la bouche ».
A Al Hoceima, le ministre gaffeur fait encore entendre parler de lui en collant un 0/20 à une enseignante qui a fait une faute d’orthographe. Il le fait en maître d’école, sur le tableau noir de la classe et devant des dizaines d’élèves. Le corps enseignant s’indigne et le fait savoir haut et fort. Entre Mohamed Louafa et les syndicats, le désamour est déclaré, la guerre annoncée.
C’est à la rentrée scolaire passée -sa première rentrée en tant que ministre de l’Education nationale- que Mohamed Louafa a fait fort, annonçant la couleur de sa mandature. A 48 heures de la rentrée des classes, le ministre prend sa plus belle plume pour rédiger une circulaire interdisant aux enseignants du public d’assurer des cours dans les établissements du privé. Le tollé est général. L’enseignement privé menace d’une année blanche. La pression est telle que le ministre de l’Education nationale est contraint de faire machine arrière.
Des idées lumineuses jalonnent le parcours ministériel du beau-frère d’Abbas El Fassi –tous deux ont épousé les filles d’Allal El Fassi. Il y a quelques mois, il annonçait une autre de ses fameuses décisions qui feront date : couper l’eau et l’électricité à tous les établissements scolaires publics durant tout l’été et ce au nom de la bonne gouvernance. Une décision courageuse, une décision d’homme d’Etat, pour que la lumière ne fût pas dans un enseignement déjà dans le noir ! Signe distinctif du ministre encombrant qui veut rester ministre : un étrange sens de l’humour et une collection impressionnante de pépites qui rendrait vert de jalousie n’importe quel chercheur d’or. Il n’empêche que Mohamed Louafa restera le ministre qui pénalisera la triche au bac, faisant des portes de lycées des commissariats en plein air. Mais il est aussi le ministre de l’Education nationale sous l’ère duquel le taux de réussite au baccalauréat est des plus faibles, ne dépassant pas 37,9%. Une bonne raison pour démissionner !