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Mohamed Benabdelkader : La Charte des services publics, un projet structurant pour la réforme de l'administration publique

Mounia Boucetta : Toutes les thèses hostiles à notre intégrité territoriale sont nulles et non avenues




La Charte des services publics représente un projet structurant pour la réforme de l'administration publique, a souligné lundi le ministre délégué chargé de la Réforme de l'administration et de la Fonction publique, Mohamed Benabdelkader.
En réponse à une question orale présentée par le groupe Authenticité et Modernité à la Chambre des  représentants sur "le sort de la Charte des services publics prévue dans l'article 157 de la Constitution", le ministre délégué a indiqué que le gouvernement a veillé à la mise en œuvre des différentes dispositions constitutionnelles portant sur la bonne gouvernance, lesquelles doivent être prises en compte dans la future Charte.
Le programme gouvernemental accorde une importance toute particulière à la réforme de la gouvernance publique ainsi qu'à l'amélioration de son système de gestion, en s'engageant à consacrer les valeurs et les  principes sur lesquels repose le fonctionnement des services publics, particulièrement la promotion de l'égalité, la transparence, la reddition des comptes, la neutralité, la continuité et l'écoute des usagers, a-t-il précisé.
L'élaboration de la Charte, a poursuivi le ministre délégué, tiendra en compte des fondements de bonne gouvernance que sont notamment la primauté de la loi, l'égalité, la continuité du service, l'équité dans la couverture du territoire national, ainsi que l'encadrement de la relation avec les citoyens sur la base des principes d'ouverture, de communication, de transparence et d’accès au service public.
Mohamed Benabdelkader a relevé dans le même contexte que la première mouture de la Charte fait actuellement l'objet de larges concertations avec les départements ministériels concernés, notant que le projet sera soumis à la procédure d'approbation dès qu'un consensus sera atteint.
Répondant le même jour à une question du même groupe parlementaire sur "l'état d'avancement des programmes de développement intégré dans les provinces souffrant de pauvreté et de précarité", le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a indiqué, pour sa part, que plus d’un milliard et 200 millions de dirhams (MDH) ont été alloués au programme de lutte contre les disparités territoriales en milieu rural, faisant état de 662 projets en cours de mise en œuvre au titre de ce programme et de la programmation de 300 projets au titre de l'année 2018.
Ces projets portent sur l'appui aux services de santé, la scolarisation, la création d'activités génératrices de revenus, le soutien des activités culturelles et sportives, l'accès aux infrastructures et le renforcement des capacités, en plus de la mise à niveau des centres d'accueil et d'hébergement, a-t-il précisé.
S’agissant du programme de mise à niveau territoriale, il bénéficie à 3.300 douars situés dans des communes rurales relevant de 22 préfectures et provinces en situation d’enclavement, a-t-il ajouté, relevant que le programme a permis la réalisation de routes rurales et de centres de santé ainsi que le renforcement de l’électrification et l’approvisionnement en eau potable.
Il a, en outre, noté que la troisième phase de l'Initiative nationale pour le développement humain (2019-2023) repose sur un ensemble de programmes complémentaires garantissant la contribution de tous les acteurs dans le domaine social, y compris le programme de réduction du déficit enregistré au niveau des infrastructures et des prestations sociales de base dans les zones les moins équipées tout en mettant l'accent sur les domaines prioritaires, à savoir la santé, l'éducation, l’électrification et la réalisation des routes rurales.
En réponse à une question orale relative à l’accord agricole Maroc-UE présentée par le groupe du PJD à la Chambre des représentants, la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mounia Boucetta, a affirmé, quant à elle, que l'adoption de cet accord ouvre la voie à l'instauration d'un référentiel juridique encadrant les relations avec l'Europe à l'avenir, soulignant que cette démarche traduit la crédibilité de la position marocaine et révèle que toutes les thèses hostiles à la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume sont nulles et non avenues.
Il s'agit, a-t-elle dit, d'un évènement de portée historique dans les relations entre le Maroc et ses partenaires européens d'autant plus que l'étape à venir requiert la mobilisation de tous les acteurs pour la défense de ses intérêts au sein des différents forums internationaux, notamment européens. La secrétaire d’État a dans ce contexte souligné que l'adoption à une écrasante majorité de cet accord est le fruit d'un travail fructueux et d'une diplomatie collective sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI.
L'accord confirme sans équivoque que les produits agricoles et de la pêche issus des provinces du Sud bénéficieront des facilités douanières prévues dans l'accord de partenariat, a rappelé Mounia Boucetta, relevant que tout accord couvrant le Sahara marocain ne peut être négocié et signé que par le Royaume du Maroc dans le cadre de l'exercice de sa souveraineté pleine et entière sur cette partie de son territoire
La secrétaire d’Etat a assuré que cette adoption vient couronner un travail sérieux et constructif qui a duré plusieurs années et auquel ont contribué de nombreux acteurs, y compris la commission parlementaire mixte Maroc-UE. Ce travail, a-t-elle dit, revêt des dimensions à la fois diplomatique, politique et technique en faisant appel à toutes les compétences sectorielles et juridiques.
Elle a indiqué à cet égard que la mobilisation se poursuivra principalement au niveau des ambassades marocaines dans les pays membres de l'UE et qu'une série de réunions de sensibilisation devront cibler les organismes européens de recherche et les médias.
Mounia Boucetta a rappelé que l'approche globale adoptée s'agissant de ce dossier repose sur une action de terrain avec essentiellement l'organisation de visites d'eurodéputés dans les provinces du Sud du Royaume. Ces visites ont eu un impact bénéfique en ce sens qu'elles ont donné lieu à des rapports soumis aux commissions parlementaires, a-t-elle dit, ajoutant qu'une telle action a pu être déployée grâce à la participation des acteurs politiques et économiques concernés.

Mardi 22 Janvier 2019

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