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Mina El Azhar présente son premier recueil de poésie à Azemmour et El Jadida

La poétesse a longtemps hésité avant de rendre publics ses poèmes




Décidément rien n’empêche Mina El Azhar de danser de joie, de se distinguer, de briller, et même de rêver devant le succès réalisé, d'abord au palais de la municipalité d’Azemmour lors d'une rencontre organisée par l'Association Avenir Azemmour et quelques jours plus tard lors d'une rencontre signature organisée par l'Association des amis Ibn Zaidoun, et dirigée par Naoual Acharifau, au théâtre de la cité portugaise à El Jadida, où Mina El Azhar a présenté son premier recueil de poèmes intitulé : Un nuage m'empêche de danser.
Bien au contraire, tous les nuages se sont dissipés, puisque tout semblait lui avoir réussi devant un auditoire impressionnant et inhabituel dans de pareilles rencontres.
On n’a jamais vu autant de monde, et du beau monde surtout; intellectuels, artistes, journalistes, responsables administratifs et élus, pour la présentation d’un recueil de poésie, concernant une poétesse qui publie pour la première fois. Elle s’est faite discrète jusqu’ici, et durant longtemps, se contentant de lancer de temps à autre, tel des ballons de sondage, quelques-uns de ses poèmes sur sa page Facebook.
Par ailleurs, tous les intervenants au cours de ces deux soirées connaissent parfaitement la poétesse et son oeuvre : universitaires, philosophes, chercheurs et journalistes de renom : Dr. Driss Katir, Dr. Alout, Abdelfattah Al Fakid, Saïd Ahid, Chafik Zougari et A. Chakib qui a préfacé le recueil, chacun à son tour à Azemmour, et puis à El Jadida, ont fait une brève analyse, ou une lecture sommaire, mettant en exergue le talent, la subtilité du style adopté, et l’attachement manifeste de la poétesse à son entourage, à ses origines, à sa ville, et vis-à-vis des symboles historiques et spirituels qui la représentent. Le recueil comprend près de soixante-dix pages. On peut y lire l’enfance de Mina El Azhar, à travers des poèmes autobiographiques, qui retracent ses souvenirs, l’amour dans sa noble expression, vécu par elle au sein d'une ville source d'inspiration, à l'histoire séculaire, et l’empreinte des lieux qui marquèrent la partie d’une vie, qui malgré sa douceur dans un environnement familial exemplaire et un entourage affectueux où elle continue d’évoluer, fut néanmoins marquée par des soubresauts  et certaines douleurs morales, le tout subtilement décrit, de façon littéraire et avec des mots et un vocable bien choisis.
Dans un style simple et porteur d’images poétiques et de significations profondes, que le lecteur déniche au travers des pages, et au gré de la lecture.
La page de couverture dont la conception a été réalisée par le grand artiste-peintre Abdelkarim El Azhar, arbore une de ses toiles, qui représente une femme au cou allongé, sur un fond noir, avec un regard d'en haut, éclairé par la lune, ce qui en dit long sur le sentiment d'une liberté d'expression tant recherchée, et qui reflète l'ambition et l'acharnement de la poétesse Mina El Azhar.
Le contenu regroupe des poèmes qui auraient pu être publiés il y a déjà longtemps, selon le zadjal Moutanna qui a pris la parole pour un témoignage, couvrant d’éloges la poétesse, et d’ajouter que Mina El Azhar qui fut son élève, douée, fit très jeune preuve d’un penchant pour la littérature et la poésie.
Son premier recueil est le fruit d’une longue période de gestation, comme si elle avait hésité à rendre publiques ses compositions. De peur peut-être d’affronter les critiques, durant une période où elle jugeait bon de limiter cela à ses proches et à ses amis. En tout cas, mieux vaut tard que jamais.
Fille d'Azemmour qui l'a vu naître et  où fut bercée son enfance dans une famille où le père psalmodiait à haute voix régulièrement les versets du Coran, ce qui lui fit aimer très tôt les lettres, et un grand frère artiste-peintre et mordu de littérature, chez qui elle découvrit à travers son style impressionniste et ses expressions picturales, le sens poétique, la métaphore et d'autres figures de style, autant de sources d'inspiration ayant marqué son parcours et qui lui ont permis de s'épanouir en tant que poétesse.
Mina cultive depuis son enfance dans son jardin secret des fleurs «Azhar» arrosées avec ses rêves d’enfance, ses ambitions de jeune fille, et l’inspiration qu’elle tire comme un charme de tous les symboles qui l’entourent, Oum Er Rabii, Lalla Aïcha Bahria, Haouzia, la kasbah, les murailles de la ville et toute l’histoire dont ils furent témoins, pour nous émerveiller à travers des images poétiques d’une finesse digne de la ville mythique, ville de tous les rêves: Azemmour. Deux rencontres signature, la première à Azemmour et la deuxième à El Jadida, pour célébrer un recueil intitulé "Un nuage m'empêche de danser". Une fête poétique, qui ne sera pas oubliée de sitôt, tellement ses moments étaient forts. Quant à la danse, elle a bien eu lieu, mais sur les mots et sur les vers. Ce qui restera pour longtemps dans l'esprit, aussi bien des participants et l'auditoire, que dans la mémoire de la poétesse Mina El Azhar.
Aussi, les organisateurs et leurs partenaires, dans le but d'immortaliser cet événement festif et culturel, ont insisté pour offrir aux invités marocains et étrangers à cette rencontre, une visite guidée à la cité portugaise, qu’Aboulkacem Chebri, archéologue, conservateur principal des monuments historiques et sites, a accepté volontiers de diriger.
Lors d'un tour pédestre aux quatre coins de la cité, M. Chebri a présenté sous le soleil de cette belle journée de janvier et devant l'enchantement manifeste des invités, dans une ambiance conviviale et d'une manière brève, mais assez éloquente  et enrichissante, l'histoire de la plupart des monuments du site, leur intérêt touristique ainsi que leurs aspects culturels.

Par Driss Tahi
Mardi 14 Janvier 2020

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