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“Migration et intégration” s’invite au Parlement

La responsabilité de chacun et la solidarité de tous




La Chambre des représentants a organisé, hier, avec le soutien du ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration une conférence sur « Migration et intégration ».
Cette conférence a eu pour but d’offrir un espace de dialogue et de débats sur les opportunités et des défis liés à la migration et l’intégration des migrants au niveau national, régional et international, à un moment où le Maroc prépare deux événements majeurs à Marrakech pour un nouvel engagement international visant à libérer les potentialités des migrants pour le développement. Cette rencontre a été également l’occasion de présenter le modèle marocain et son cadre juridique relatif à l’immigration et l’asile.
Elle a été notamment marquée par les allocutions de Driss Chtaibi, sixième vice-président de la Chambre des représentants ; Abdelkrim Benatiq,  ministre délégué chargé des MRE et des Affaires de la migration et Driss El Yazami, président du CNDH.
Ouvrant les travaux, Driss Chtaibi a affirmé que 2017 et 2018 peuvent être considérées comme des années phares pour l’émigration puisque S.M le Roi a été désigné par ses pairs comme leader de l'Union africaine sur la question de la migration, et ce lors du 28e Sommet de l’UA.
Il a également rappelé que la gestion des flux migratoires n'est pas l’affaire d’un seul pays, d’une seule région ou d’un seul continent, mais une responsabilité internationale qui doit être partagée par  tout le monde.
Il a, par ailleurs, critiqué les représentations négatives de ce phénomène dans le contexte international actuel puisque la migration est devenue un épouvantail à caractère civilisationnel et identitaire instrumentalisé politiquement en vue de drainer les voix des électeurs.
Pour sa part, Abdelkrim Benatiq a déclaré que la conférence organisée par la Chambre des représentants est une étape essentielle dans le débat relatif à la problématique migratoire aussi bien au niveau national qu’au plan international.
Il a, en outre, rappelé que cette question ne peut plus être réduite à son aspect économique, puisqu’elle est intimement liée à tout ce qui touche de près ou de loin à la politique et au social.
Pour dresser un état des lieux de ce phénomène, il a indiqué qu’il touche 258 millions de personnes à travers le monde dont la moitié est composée de femmes et d’enfants. Lesquelles personnes génèrent 9,7% du PIB mondial dont 85% restent dans les pays d’accueil.
Concernant l’Afrique, il a précisé que le nombre de migrants s’y élève à 32 millions  de personnes dont la moitié est concernée par de la migration afro-africaine.
Le ministre délégué a, par la suite, présenté les grandes lignes de la stratégie nationale d’immigration et d’asile, en rappelant qu’elle s’appuie sur une approche humaine qui respecte les droits de l’Homme et sa dignité. Durant les quatre dernières années, le Royaume a franchi de grand pas en matière de garantie des droits et d’intégration dans la société marocaine.
Il a, par ailleurs, mis en garde contre toute instrumentalisation politicienne de cette question lors des campagnes électorales.
Pour sa part, Driss El Yazami a appelé à tirer profit de l’expérience marocaine dans le domaine de la gestion des flux migratoires et à approfondir le débat à ce propos en vue de développer davantage la politique suivie en la matière, notant que si l’approche sécuritaire est certes nécessaire, elle doit néanmoins être accompagnée de lois qui servent cette problématique.
Il convient de préciser que la première séance de la conférence organisée par la Chambre des représentants a été consacrée à l’examen du cadre législatif et conventionnel régissant la migration. En effet, Ana Fonseca, présidente de l'Organisation internationale pour les migrations au Maroc a abordé le sujet du processus d’élaboration d’une charte internationale pour une migration sûre, ordonnée et régulière, alors que le représentant du Haut-commissariat pour les réfugiés  au Maroc, Jean-Paul Cavaliéri, a traité la question du processus d’élaboration d’une charte internationale sur les réfugiés. Le rapporteur de la Commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants, Mohammed Zouiten a, quant à lui, fait une lecture du projet de la charte internationale de la migration, tandis que le présentant du ministère délégué chargé des MRE, Mohammed Megouti, a axé son intervention sur le cadre législatif et conventionnel de la migration au Maroc.
La deuxième séance a été axée sur les politiques publiques et l’insertion des migrants. Plusieurs experts ont pris la parole pour traiter ce sujet. Il s’agit en l’occurrence de Meriem Khrouz du CNDH qui a parlé du rôle accompagnateur de cette institution nationale pour la mise en œuvre des droits fondamentaux des migrants et du directeur des Affaires de la migration au ministère délégué des MRE, Ahmed Askim, qui a présenté la Stratégie nationale de la migration et d’exil au Maroc.
Selon une note de cadrage du ministère délégué chargé des MRE, les migrations mondiales ont atteint ces dernières décennies une dimension sans précédent. Ainsi, le nombre des migrants internationaux en 2017 est estimé à environ 258 millions  et la dynamique migratoire Sud-Sud s’accentue et des pays d’origine et de transit s’ajoutent aux destinations traditionnelles de la migration.
Ces mouvements humains sans précédent sont au centre d’intérêt au niveau international et régional, où un effort intellectuel profond est initié au niveau mondial pour développer des approches concertées et participatives relatives aux questions majeures de la migration.
En effet, les dirigeants mondiaux ont convenu de la Déclaration de New York du 19 septembre 2016, dans laquelle ils s’engageaient à adopter un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières sous le pilotage des Nations unies à l’occasion de la Conférence intergouvernementale qui se tiendra en décembre 2018 au Maroc. Lequel pacte représentera un pas important vers une gouvernance mondiale de la migration qui maximisera les opportunités et réduira les défis de la mobilité humaine.

Table ronde sur le rôle des ONG dans le suivi de l’action parlementaire

 Le Groupe socialiste à  la Chambre des représentants, en partenariat avec  l’Observatoire marocain de l’action parlementaire, organise  aujourd’hui une table ronde sur le thème «Le rôle des ONG dans le suivi de l’action parlementaire- la loi de Finances comme modèle».
Cette rencontre qui fait partie des  nombreuses activités initiées par le Groupe socialiste se tient  à la salle 5 au siège du Parlement, à partir de 14h30.

H.T
Jeudi 10 Mai 2018

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