Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Merkel critiquée dans son propre camp après l'accord de coalition

Martin Schulz va quitter la présidence du SPD




Des critiques se sont élevées dans les rangs des conservateurs d'Angela Merkel, jeudi, pour reprocher à la chancelière certaines concessions faites aux sociaux-démocrates afin de conclure un accord de coalition gouvernementale.
Angela Merkel, qui est à la tête des chrétiens-démocrates (CDU), a concédé le portefeuille des Finances au SPD dans le cadre de l'accord de coalition qui a finalement été scellé mercredi, plus de quatre mois après les élections législatives fédérales du 24 septembre.
"Je pense que la formation de ce gouvernement, en l'état, est une erreur politique", a estimé Christian von Stetten, député CDU qui représente les intérêts des entreprises, à la chaîne publique ARD. Pour lui, cette erreur concerne notamment l'attribution du ministère des Finances au SPD.
L'octroi de ce portefeuille montre quel prix les conservateurs ont dû payer pour renouveler la grande coalition avec le SPD, au pouvoir avec la CDU/CSU depuis 2013, et assurer à Angela Merkel un quatrième mandat consécutif de chancelière.
Pour le journal à grand tirage Bild, Angela Merkel a vendu son âme.
"Chancelière à tout prix", écrit Bild à la Une. "Merkel offre le gouvernement au SPD".
En vertu de l'accord de coalition, le SPD conservera notamment les portefeuilles des Affaires étrangères, de la Justice et du Travail.
Une alliée politique d'Angela Merkel, Julia Klöckner, a dû monter au créneau jeudi pour défendre l'accord de coalition.
"Nous avons tenu les principales promesses que nous avions faites durant la campagne électorale", a-t-elle dit à la Bayerischer Rundfunk. "Pour les familles, les aides sont sensiblement plus importantes. Nous stabiliserons les finances. Il n'y aura pas de nouvelles dates, et pas non plus de hausses d'impôts", a-t-elle argumenté.
Par ailleurs, Martin Schulz a annoncé mercredi soir vouloir quitter prochainement la présidence du parti social-démocrate allemand, après l'accord trouvé avec les conservateurs d'Angela Merkel sur un futur gouvernement.
L'ancien président du Parlement européen âgé de 62 ans a confirmé à Berlin vouloir occuper le poste de ministre des Affaires étrangères dans le prochain gouvernement de la chancelière conservatrice et estimé ne pas être en mesure d'assurer au mieux "le processus de renouvellement" du parti.
Andrea Nahles, 47 ans et cheffe du groupe parlementaire du parti, est appelée à lui succéder. L'ancienne ministre du Travail, qui a exclu de participer à une nouvelle grande coalition, serait la première femme à diriger le plus vieux parti d'Allemagne.
"Le parti doit rajeunir et se féminiser. Après 150 ans, ce parti revient enfin à une femme", a déclaré M. Schulz.
Il a précisé vouloir organiser un congrès extraordinaire pour l'élection d'Andrea Nahles après un vote prévu des militants sur le projet de coalition entre le SPD et les conservateurs. Cette consultation interne se déroulera à partir du 20 février auprès des 460.000 militants sociaux-démocrates et le résultat en sera communiqué le 4 mars.
Sans leur aval, le gouvernement ne pourra pas être formé.

Vendredi 9 Février 2018

Lu 339 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










Mots Croisés