
Cette rencontre sera suivie d’une conférence de presse des deux dirigeants européens et d’une journée de travail entre hommes d’affaires allemands et espagnols, selon la présidence du gouvernement de Madrid.
L’objectif de cette rencontre d’affaires, organisée par les associations des entreprises et les Chambres de commerce et d’industrie des deux pays, est de «montrer la confiance des grandes entreprises allemandes en l’économie et les réformes espagnoles», selon des médias locaux.
La rencontre Rajoy-Merkel intervient une semaine après les réunions du chef du gouvernement espagnol avec des dirigeants européens, axées sur la crise de l’euro, la grave situation économique en Espagne et sur le projet de l’Union bancaire et fiscale européenne.
M. Rajoy s’était entretenu, mardi dernier, avec le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, avant de recevoir jeudi au siège de la Moncloa le chef de l’Etat français François Hollande.
Les entretiens de Rajoy avec les responsables européens interviennent au moment où des communautés espagnoles accentuent la pression sur Madrid, annonçant qu’elles allaient demander de l’aide à l’Etat espagnol pour pouvoir faire face à leur endettement.
En milieu de semaine, les régions de Valence et de Catalogne, les plus riches en Espagne, ont appelé Madrid à l’aide à hauteur de 9,5 milliards d’euros au total.
Par ailleurs, le chef du gouvernement espagnol a affirmé, dans un entretien publié dimanche par quatre quotidiens européens dont le journal local «ABC», que l’Espagne évaluera l’opportunité de solliciter une aide européenne complémentaire à celle déjà prévue pour ses banques mais elle exclut de se soumettre à de nouvelles conditions.
Avant de formuler une éventuelle demande d’aide, Madrid veut connaître les modalités du nouveau programme d’achats de dettes souveraines de la Banque centrale européenne (BCE) censée venir en aide aux pays touchés par l’envolée de leurs coûts de financement, a-t-il dit. «Si je pense que c’est une bonne chose pour l’Europe dans son ensemble, pour l’euro et pour l’Espagne, je le ferai, mais si ce n’est pas le cas, non», a déclaré le chef de l’Exécutif espagnol.