-
Les mangas à l'honneur lors de la 4ème édition du programme culturel "Maroc, Terre de Cultures"
-
Brahim El Mazned : Le Théâtre Royal de Rabat, symbole d’audace architecturale et d’ambition culturelle portée par la Vision de SM le Roi
-
La 4ème édition de "Maroc, Terre de Cultures" célèbre le manga japonais avec "Manga F’lmdina"
-
Nouvelle édition du Festival international du conte et des arts populaires : Du 23 au 26 avril à ZAgora
La série originale de Bergman, encensée par la critique, explorait en 1973 au cours de six épisodes l'intimité d'un couple bourgeois suédois qui, en se séparant, faisait jaillir les non-dits, la frustration sexuelle et la cruauté de sa relation. Une oeuvre marquante pour le scénariste et réalisateur israélien Hagai Levi ("Betipul"/"En thérapie","The Affair", "Our boys") qui l'a découverte à 18 ans dans un kibboutz alors qu'il étudiait dans une école religieuse juive.
"Ces gens qui se parlaient de manière si brutale et franche, parfois avec amour, je n'avais jamais vu cela chez moi. J'étais choqué. Et je suis revenu chaque semaine" pour voir un épisode, a-t-il relaté lors du festival Séries Mania à Lille. Cette admiration pour la série a conduit le fils d'Ingmar Bergman à lui demander de revisiter l'oeuvre de son père.
Une fois le projet entre les mains, l'auteur bloque dans son écriture pendant sept ans, explique-t-il. Paralysé par la version de Bergman qui campait une femme "victime, vers qui va toute notre empathie" et un homme "froid, misogyne, un gros con". "ça a été un obstacle pendant longtemps et à partir du moment où j'ai inversé les genres, tout s'est mis en place parce que c'est devenu plus moderne", poursuit-il.
L'épouse écrasée par son mari dans la version originale est devenue Mira (Jessica Chastain), une cadre dirigeante en pleine ascension, mieux payée que son mari, engoncée dans son mariage et dans son rôle de mère. En face, son mari universitaire, Jonathan (Oscar Isaac, déjà en duo avec Chastain dans "A Most Violent Year") campe un homme moderne qui travaille une majeure partie du temps à domicile pour s'occuper de leur fillette tout en semblant satisfait de ce "partenariat". Jusqu'à ce que cette belle unité apparente vole en éclats. La série de Bergman "est beaucoup plus violente que celle que j'ai faite", estime Hagai Levi, qui a co-écrit et réalisé les cinq épisodes de 55 minutes.









Les mangas à l'honneur lors de la 4ème édition du programme culturel "Maroc, Terre de Cultures"
