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Martin Scorsese, le parrain des films de gangsters


Libé
Vendredi 15 Janvier 2021

Martin Scorsese, le parrain des films de gangsters
Une collection de quatre longs métrages de Martin Scorsese débarque sur la plateforme de streaming Salto : Raging Bull, Les Affranchis, Gangs of New York, et Les Infiltrés. Portrait du “parrain” des films de gangsters.

ls films de gangsters serait pure hérésie. Car cela reviendrait à nier nombre des chefs d’oeuvre du “maestro”, encrés à perpétuité dans l’Histoire du septième art : Taxi Driver, Palme d’or à Cannes en 1976, Raging Bull, Gangs of New York, Shutter Island, Le loup de Wall Street, ouAviator, pour n’en citer que quelques-uns... Mais dans le genre “gangsters” (cinématographiquement parlant), le cinéaste italo-américain est passé maître, et ce, dès ses débuts derrière la caméra, à la faveur d’un long-métrage : Mean Streets, en 1973. Le film, autobiographique dixit le réalisateur (à l’instar de beaucoup de ses oeuvres), suit le quotidien de jeunes aspirants mafieux issus du quartier newyorkais de Little Italy, làmême où a grandi Martin Scorsese (qui fait d’ailleurs une courte apparition dans le long-métrage). Avec ce film, Scorsese débute un long voyage cinématographique aux confins du crime organisé, lequel durera près de 50 ans, marqué par des oeuvres cultes comme Les Affranchis (1990), Casino (1995) ou plus récemment The Irishman (2019), diffusé sur Netflix. Celles-ci lui permettent d’aborder des thèmes qui lui sont chers (la famille et l’identité, la religion et la rédemption, la grandeur et la décadence...), et de l’imposer comme l’un des plus grands réalisateurs d’Hollywood. Même si l’intéressé réfute cela : “Même quand je fais des films dans la tradition des films de gangsters, ce n’est pas Scarface, ce n’est pas Public Enemies… J’ai tenté de faire des films hollywoodiens, de faire d’Aviator un grand spectacle, même si j’y ai instillé des touches dramatiques, puis, avec Les infiltrés qui, allez savoir pourquoi, a cassé la baraque et a enlevé l’Oscar. Mais je n’ai pas réussi à être un cinéaste hollywoodien, car je suis trop indépendant. J’ai besoin d’être mon propre maître.”

Dans une industrie où les amitiés se font et se défont en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, le lien fort et pérenne qui unit Martin Scorsese à ses deux acteurs fétiches, Robert De Niro et Leonardo DiCaprio, est suffisamment rare pour être souligné. Le premier, avec qui il est lié depuis quarante-sept ans, est incontestablement son alter ego : même génération, mêmes origines italiennes, même jeunesse à battre le pavé dans le quartier new yorkais de Little Italy. A ce jour, les deux hommes ont tourné neuf films ensemble, et parmi les rôles les plus iconiques de “Bob”.Avec Leonardo DiCaprio, c’est davantage une relation de père à fils qui s’est installée au fil de leurs cinq collaborations (à ce jour). Et de transmission : “En travaillant avec Martin, je suis les pas de celui que j’ai toujours considéré comme le plus grand réalisateur américain”, a ainsi confié Leo. Et il peut se réjouir: deux décennies après leur rencontre sur Gangs of New York, Scorsese pense toujours à lui, ainsi qu’à “Bob” De Niro, puisqu’il les a invités à rejoindre le casting de son prochain long métrage, Killers of the Flower Moon.


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