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Maroc-Brésil : Quand la coopération économique et commerciale consolide la convergence des politiques diplomatiques

Franco França a réitéré l’ appui de son pays “au processus onusien pour parvenir à une solution juste, réaliste et pragmatique à ce différend régional»” (Question du Sahara marocain)


Le ministère brésilien des AE a exprimé son “engagement à approfondir le dialogue et à renforcer le partenariat stratégique avec le Maroc, pays qui s ’ est imposé au niveau international, comme un acteur pertinent pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la tolérance religieuse”

Lors d’un échange, lundi, entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger et son homologue brésilien Carlos Alberto Franco França, Rabat et Brasilia ont réitéré leur volonté farouche de poursuivre la dynamique de coopération bilatérale dans le but de poser les jalons d’un véritable partenariat stratégique multidimentionnel basé sur le dialogue politique et la coopération économique. Le ministre des AE a saisi cette occasion pour féliciter le chef de la diplomatie brésilienne pour la désignation de son pays en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour les deux années à venir, ce qui «atteste de la confiance, de la crédibilité et de la notoriété dont a toujours joui le Brésil auprès de la communauté internationale», a-t-il affirmé. De son côté, évoquant la question du Sahara marocain, Franco França a réitéré l’appui de son pays «au processus onusien pour parvenir à une solution juste, réaliste et pragmatique à ce différend régional» et a exprimé «les félicitations du Brésil au Royaume du Maroc pourses effortssérieux et crédibles». Par ailleurs, le ministère brésilien des Affaires étrangères a exprimé, dans une déclaration rendue publique à Brasilia, son « engagement à approfondir le dialogue et à renforcer le partenariat stratégique avec le Maroc, pays qui s’est imposé au niveau international, comme un acteur pertinent pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la tolérance religieuse». Ladite déclaration a rendu, en outre, hommage aux positions équilibrées (de notre pays) qui ont contribué à la construction du consensus et à la résolution pacifique des conflits et des crises. Cet échange entre les deux responsables gouvernementaux s’inscrit précisément dansla ligne de conduite constante desrapports diplomatiques historiques assidûment entretenus entre le Maroc et le Brésil mais aussi de la coopération économique soutenue et des échanges commerciaux fructueux et constamment fructifiés par les deux pays. La progression vertigineuse de cette coopération économique et de ces échanges commerciaux doit sa réussite à l’étroite interdépendance du volet politique et diplomatique avec la recherche déterminée de l’expansion et l’élargissement du partenariat stratégique et multidimensionnel mis en place entre les deux parties. Et c’est justement la convergence des points de vue au sujet des grandes questionsrégionales et internationales qui les incite spontanément et naturellement à concevoir et conclure de plus en plus de mécanismes à même de favoriser l’épanouissement et le développement de leur économie et de leurs échanges. D’ailleurs, les liens entre le Maroc et le Brésil ne datent pas d’hier. Les relations entre les deux pays remontent au XIXème siècle. La Maroc a été le premier pays à reconnaître l’indépendance du Brésil et le premier en Afrique à avoir établi, dès 1884, des relations diplomatiques avec ce pays. Plus tard, en 1906, un ministre plénipotentiaire brésilien présente pour la première fois ses lettres de créance au Sultan du Maroc (Moulay Slimane). Ensuite, dèsl’avènement de l’indépendance du Royaume en 1956, le Brésil rétablit, après la parenthèse du protectorat français, ses relations avec le Maroc et ouvre en 1961 son ambassade à Rabat avec à sa tête le célèbre écrivain brésilien Rubem Braga (…). D’autre part, l’histoire récente des rapports entre les deux pays a été marquée,sur le plan politique, par l’étape décisive franchie avec la visite au Brésil de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui s’était rendu à Rio de Janeiro en 1992, alors Prince Héritier, pour représenter le Maroc à la conférence Rio-92 sur l’environnement et le développement… C’est ainsi que les deux pays ont conçu et établi d’ores et déjà un cadre juridique diversifié englobant plusieurs accords de coopération dans les domaines diplomatique, économique, technique, scientifique et culturel. En effet, le Brésil et le Maroc entretiennent des échanges commerciaux bilatéraux de plus en plus importants et impulsent de considérablesflux d’investissement mutuellement bénéfiques allant du secteur agricole, dans lequel l’apport phosphaté marocain occupe une place centrale ; la pêche, les deux pays disposant chacun de larges façades maritimes de part et d’autre de l’atlantique sud, en passant par lestechnologiques innovantes, et les nouvelles trouvailles en matière de ressources énergétiques, jusqu’aux constructions automobiles et aéronautiques. Il faut noter, à ce propos, que ces échanges économiques et commerciaux ont fortement augmenté au cours des dernières années, passant, à titre d’exemple, de 244 millions de dollars en 2000 à 1,483 milliard de dollars en 2017. L’économie, le commerce et les partenariats géostratégiques conclus et à conclure entre le Maroc et le Brésil, dont le rayonnement régional respectif, continental et international leur confère l’aptitude indéniable à exercer une influence sans équivoque sur le cours des relations internationales NordSud, Sud-Sud et de part et d’autre de l’Atlantique, au sein des groupements régionaux, tout cela leur a permis, de fait, d’acquérir un positionnement stratégique privilégié. Par conséquent, il est logiquement évident, dans ce même ordre d’idées, que l’excellence de la coopération bilatérale et multilatérale ne peut que consolider la convergence des positions, des idées et idéaux politiques et des orientations diplomatiques des deux partenaires. 

Rachid Meftah
Jeudi 15 Juillet 2021

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