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Mardi 15 décembre, 17 heures, siège du Parlement à Rabat. Des dizaines d’associatifs appartenant à des ONG défendant les droits humains se sont regroupés pour protester contre les dernières arrestations qu’ils considèrent comme des détentions politiques. Le caïd de la circonscription de Rabat-Hassan s’est adressé à eux en disant : « Je vous informe qu’il vous est interdit de manifester. Si vous voulez que les forces de l’ordre ne viennent pas vous tabasser, partez immédiatement d’ici ». Ce qui n’a pas eu l’heur de convaincre beaucoup de monde. Quelques minutes après cette mise en garde, des manifestants déployèrent une banderole et scandèrent des slogans appelant à libérer les détenus politiques, les blogueurs et les journalistes incarcérés.
Les forces de l’ordre intervinrent alors d’une façon brutale et tabassèrent et les manifestants et les gens qui passaient par là. Personne n’a été exclu ! Face à ce dérapage, notre collaborateur a voulu sortir son appareil photo pour saisir sur le vif la violence de ce qui advenait. Le caïd, le voyant chercher dans son sac, a donné ses ordres. Cinq ou six membres des forces auxiliaires se sont rués pour lui confisquer brutalement son appareil. Accompagné de quelques journalistes et militants du Mouvement Nouvel Horizon, il s’est dirigé vers le caid pour lui demander de lui restituer son appareil. Il a fait la même requête auprès d’autres responsables et chefs des différentes équipes de police présentes sur l’Avenue Mohammed V. L’un d’entre eux, en l’occurrence le commandant des Forces auxiliaires, lui a dit d’une voix ferme : « Va-te-faire f…, vous les journalistes vous êtes de véritables fils de p…, soit tu pars immédiatement, soit je les appelle pour qu’ils viennent te ….! ». Devant ces injures, notre collaborateur a osé faire remarquer à son interlocuteur que ce n’était pas de cette façon qu’on devrait gérer de telles situations. Il a ensuite demandé l’intervention du caïd. Ce dernier l’a chassé, mais cette fois-ci avec moins de sauvagerie : « Là je fais mon travail, tu vas foutre le camp, et reviens demain avec une autorisation de ton journal pour qu’on te remette ton appareil ! ».
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Les forces de l’ordre intervinrent alors d’une façon brutale et tabassèrent et les manifestants et les gens qui passaient par là. Personne n’a été exclu ! Face à ce dérapage, notre collaborateur a voulu sortir son appareil photo pour saisir sur le vif la violence de ce qui advenait. Le caïd, le voyant chercher dans son sac, a donné ses ordres. Cinq ou six membres des forces auxiliaires se sont rués pour lui confisquer brutalement son appareil. Accompagné de quelques journalistes et militants du Mouvement Nouvel Horizon, il s’est dirigé vers le caid pour lui demander de lui restituer son appareil. Il a fait la même requête auprès d’autres responsables et chefs des différentes équipes de police présentes sur l’Avenue Mohammed V. L’un d’entre eux, en l’occurrence le commandant des Forces auxiliaires, lui a dit d’une voix ferme : « Va-te-faire f…, vous les journalistes vous êtes de véritables fils de p…, soit tu pars immédiatement, soit je les appelle pour qu’ils viennent te ….! ». Devant ces injures, notre collaborateur a osé faire remarquer à son interlocuteur que ce n’était pas de cette façon qu’on devrait gérer de telles situations. Il a ensuite demandé l’intervention du caïd. Ce dernier l’a chassé, mais cette fois-ci avec moins de sauvagerie : « Là je fais mon travail, tu vas foutre le camp, et reviens demain avec une autorisation de ton journal pour qu’on te remette ton appareil ! ».
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