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Macron incite à la vaccination, les Français prennent rendez-vous



Les Français ont pris d’assaut les sites de rendez-vous de vaccination après les annonces d’Emmanuel Macron imposant le pass sanitaire à l’entrée de la plupart des lieux publics et rendant obligatoire la vaccination des soignants et de ceux au contact des personnes fragiles, sanctions à la clef. Nombre de secteurs, des restaurants aux centres commerciaux en passant par les transports, se préparaient désormais à la généralisation du pass sanitaire —preuve de vaccin ou d’un test PCR négatif—, des mesures prises pour éviter une quatrième vague épidémique du très contagieux variant Delta. L’effet des annonces du président a été immédiat. “926.000 Français ont pris un rendez-vous de vaccination” lundi soir sur Doctolib et “ça se poursuit encore ce matin”, a annoncé mardi le patron du site, Stanislas Niox-Chateau, sur BFMTV. “Plus de 3,4 millions de recherches de RDV de vaccination ont été réalisées” sur le moteur de recherche Vite Ma Dose, qui agrège plusieurs sites dont Doctolib, selon son concepteur Guillaume Rozier. “Il n’y a pas d’obligation vaccinale, il y a une incitation maximale”, a souligné le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, qui s’est dit “satisfait de voir que le message du président de la République a été entendu”. Ce résultat découle de la pression mise par le président de la République sur les non vaccinés pour éviter une nouvelle vague de Covid-19 alors que le virus repart à la hausse avec le variant Delta. “Plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d’espace au virus” et “c’est donc une nouvelle course de vitesse qui est engagée”, a justifié Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée. L’outil privilégié est le pass sanitaire, dont l’usage sera progressivement étendu. A partir du 21 juillet, il sera nécessaire pour pénétrer dans des “lieux de loisirs et de culture” comme les cinémas. Puis dès le début août pour entrer dans les cafés, les restaurants, les centres commerciaux, y compris pour le personnel, mais aussi dans les avions, trains ou autocars de longs trajets, ainsi que pour les établissements médicaux. L’extension du pass sanitaire n’est “pas un chantage” mais nécessaire pour éviter de “refermer le pays”, fait valoir le ministre de la Santé Olivier Véran. A l’automne, les tests PCR “de confort” seront payants, sauf prescription médicale, alors qu’ils sont actuellement gratuits. Comme l’ont réclamé de nombreux experts et responsables politiques, la vaccination deviendra obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile, ainsi que les pompiers ou les ambulanciers. Au total, un peu plus de 4 millions de personnes sont concernées dont 1,5 ne sont pas vaccinées, et elles “auront jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner” sous peine de “sanctions”, a prévenu Emmanuel Macron. “Si vous êtes soignant (...) pas vacciné, vous ne pourrez plus travailler et vous ne serez plus payé”, a assuré Olivier Véran. Les soignants non vaccinés risquent de voir leur contrat de travail suspendu pour quelques semaines, le temps de se mettre en conformité, une “première étape” avant “une mise à pied”, voire “un licenciement”, a précisé la ministre du Travail Elisabeth Borne. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a toutefois plaidé pour de la “souplesse” à l’égard du pass sanitaire pour les adolescents, encore rares à être vaccinés contre la Covid-19, puisqu’ils n’y ont droit que depuis fin juin. Pour que ces mesures soient appliquées “le plus vite possible”, selon un parlementaire, le Parlement siégera en session extraordinaire à partir du 21 juillet. Le chef de l’Etat a également annoncé “des campagnes de vaccination” dès la rentrée pour les collégiens, lycéens et étudiants. Et une campagne de rappel des personnes vaccinées les premières, en janvier et février, démarrera “début septembre”. Après consultation, les forces politiques ont approuvé la vaccination obligatoire pour les soignants, à l’exception du RN et LFI. “Ou bien on pousse en avant la vaccination comme un vrai bouclier, ou alors on supporte demain des nouveaux confinements” qui sont “une atteinte aux libertés de tous les Français”, a fait valoir le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, alors que la cheffe du RN Marine Le Pen a qualifié de “brutalité indécente” l’obligation vaccinale des soignants. “Contradictions, aberrations : les décisions de #Macron sentent l’abus de pouvoir et la discrimination sociale”, a tweeté Jean-Luc Mélenchon pour LFI. Le nombre de patients malades de Covid-19 en soins critiques, qui reçoivent les cas les plus graves, était en légère hausse lundi par rapport à la veille, à 957, soit 10 de plus que dimanche, loin du chiffre de quelque 6.000 patients atteint au pic de la troisième vague fin avril.

Libé
Mercredi 14 Juillet 2021

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