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Livraison des premiers blindés américains aux forces syriennes anti-EI

Les pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU reportés au 20 février




La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique a accru son soutien à ses alliés syriens en leur fournissant pour la première fois des véhicules blindés alors qu'ils se préparent à une nouvelle phase dans la bataille pour la reprise de Rakka, la "capitale" de l'EI.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui sont dominées par les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), luttent contre l'EI dans le nord de la Syrie, notamment pour reprendre Rakka.
Le porte-parole des FDS, Talal Silo, a déclaré que la livraison des véhicules blindés marquait une amélioration significative dans l'aide apportée par les Etats-Unis et a attribué ce changement à la nouvelle administration républicaine. Donald Trump a déclaré que l'éradication de l'EI était l'une de ses grandes priorités.
"Nous voyons des signes d'un soutien total de la nouvelle direction américaine, plus important qu'avant, à nos forces", a déclaré Talal Silo. "Auparavant, nous ne recevions pas ce genre de soutien, seulement des armes légères et des munitions."
Un porte-parole du Pentagone a déclaré que les véhicules avaient été fournis à la Coalition arabe syrienne, qui fait partie des FDS. Il s'agit d'aider ce groupe, dans son avancée vers Rakka, à affronter la menace que constituent les explosifs artisanaux utilisés par l'EI, a dit ce porte-parole.
Il n'y a pas de changement de politique, a-t-il dit. "Le département de la Défense ne fournit de matériel et de formation qu'à la Coalition arabe syrienne", a déclaré le major Adrian J.T. Rankine-Galloway dans un communiqué.
La stratégie des Etats-Unis dans la lutte contre l'EI en Syrie a créé des tensions avec la Turquie, qui considère les YPG comme un prolongement en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation turque qui lutte depuis 30 ans pour l'autonomie dans le sud-est de la Turquie. D'où sans doute la prudence du Pentagone dans sa formulation.
Les YPG constituent l'ossature militaire des régions autonomes mises en place par les groupes kurdes et leurs alliés dans le nord de la Syrie depuis le début de la guerre en 2011.
Donald Trump, qui a promis lors de son discours d'investiture d'éradiquer l'EI et les groupes du même genre "de la surface de la Terre", a signé un décret samedi demandant au Pentagone, à l'état-major interarmées et à d'autres organisations gouvernementales de lui soumettre d'ici un mois un plan sur la façon de parvenir à ce but.
Les Etats-Unis ont jusqu'à présent fourni un appui aérien, dépêché des membres des forces spéciales et livré des armes légères aux FDS qui cherchent à isoler Rakka, après avoir chassé les djihadistes d'une grande partie du nord-est de la Syrie.
Fortes d'un soutien américain accru, les FDS ont l'intention de poursuivre leur entreprise d'encerclement progressif de Rakka. Les deux premières phases ont consisté à s'emparer de secteurs au nord et à l'ouest de Rakka. La troisième phase consiste à prendre les zones restantes et notamment la route entre la "capitale" syrienne de l'EI et la province de Daïr az Zour, frontalière de l'Irak, a-t-on appris mardi de source militaire kurde.
De violents combats opposent depuis plus de deux semaines les djihadistes aux dernières forces gouvernementales syriennes présentes à Daïr az Zour, dont la région constitue la première zone de repli pour les combattants de l'EI contraints de fuir l'Irak en raison de l'offensive de Mossoul.
"La prochaine phase de notre campagne consistera à isoler complètement Rakka", a dit le responsable militaire kurde, qui a tenu à rester anonyme. "Pour y parvenir, nous devons atteindre la route entre Rakka et Daïr az Zour. Ce sera une mission difficile", a-t-il ajouté.
Le porte-parole des FDS, Talal Silo, a lui aussi évoqué une "nouvelle opération" contre l'EI qui devrait débuter "dans les prochains jours" mais il n'a pas voulu donner davantage de précisions.
Les FDS sont à un kilomètre du barrage sur l'Euphrate à l'ouest de Rakka. Il reste maintenant à le prendre, indique Talal Silo. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une ONG basée à Londres qui suit le conflit syrien, les FDS ne progressent plus vers le barrage en raison de la résistance de l'EI.

Jeudi 2 Février 2017

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