Lever de rideau sur le Festival du film d'El Gouna avec la participation du Maroc


Libé
Vendredi 15 Octobre 2021

Lever de rideau sur le Festival du film d'El Gouna avec la participation du Maroc

La cinquième édition du Festival du film d'El Gouna s'est ouverte, jeudi soir, avec une cérémonie marquée par la célébration d’une pléiade de stars égyptiennes du 7ème art décédées cette année dont Samir Ghanem, Dalal Abdel Aziz, Ezzat Al-Alayli et Youssef Shaaban.

Un hommage a été rendu par la même occasion à l'artiste égyptien Ahmed El-Sakka, qui a reçu le prix de la créativité. Lors de l'édition de cette année, le festival présentera environ 80 films, dans et en dehors des compétitions, comptant parmi les productions arabes et internationales les plus importantes et les plus récentes, sachant que la valeur des prix du festival s'élève à 224.000 dollars.

La compétition officielle du festival (catégorie des longs métrages) connaît la participation de 16 films dont l’œuvre cinématographique marocaine "Haut et Fort» du réalisateur Nabil Ayouch. Dans la compétition des longs métrages documentaires, trois films seront projetés «Les prisonniers bleus» de Zeina Daccache (Liban), «Captains of Zaatar» d'Ali El-Araby et «The Return» de Sarah El-Shazly (Egypte).

Quant à la compétition des courts métrages, 7 films seront projetés, en plus de la projection du film «Qamar 14» de Hadi El Bagoury (Egypte) en dehors de la compétition dans le cadre de la catégorie de la sélection officielle. Le Maroc sera également représenté dans le jury de la compétition des courts métrages du festival à travers l'actrice Nadia Konda.

Le jury, présidé par la réalisatrice égyptienne Kamla Abu Zekri, comprend aussi le producteur égyptien Tamer Ashry et la programmatrice de cinéma Alice Karroubi, qui fut membre principal dans la programmation des courts métrages au Festival de Cannes, ainsi que la journaliste et critique italienne Nina Roth.

En outre, le réalisateur marocain Hicham Lasri participera avec ses deux films "Hayesh Maych" et "Happy Lovers" dans les activités de la plateforme CineGouna, qui soutient les œuvres cinématographiques en cours et les scénarios en développement.

Selon les organisateurs, le Festival international du film d'El Gouna vise à créer des ponts entre les cultures à travers l'art du cinéma et à favoriser les échanges entre les cinéastes de la région et leurs homologues internationaux afin de renforcer l'esprit de coopération et d'échange culturels.


Bouillon de culture

Littérature
 
Deux critiques et un romancier marocains figurent parmi les lauréats de la 7ème édition du Prix Katara du roman arabe, dont la liste a été annoncée, mercredi à Doha, par la Fondation du village culturel Katara. L'annonce des lauréats de cette édition a été faite lors d'une cérémonie virtuelle, organisée sous l'égide de l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences (ALECSO).

Dans la catégorie des romans arabes non publiés, le prix a été remporté par le romancier marocain Younes Ouali pour son roman "Dakira alimat al mada" (mémoire douloureuse), à côté de la Syrienne Iâtidal Najib Al-Choufi, de l'Irakienne Waghid Al Gharb, de l’Egyptien Mohamed Abdellah Al-Hadi et du Tunisien Walid Ben Ahmed.

Dans le concours des Études sur la recherche et la critique littéraire, les critiques marocains Mohamed Al-Dahi et Yahya Ibn Al-Walid ont été primés pour leurs études "Le pouvoir d'articulation dans le discours romancier arabe contemporain", et "Maraya Atamdin wa Tahjin fi Riwaya al-arabia al jadida (exemple du Maroc)"

Outre les deux critiques marocains, ont été primés dans cette catégorie l’Egyptien Ahmed Adil Al-Kadabi, le Tunisien Rida Jawadi et l’Egyptien Mamdouh Faraj Al-Nabi. Pour ce qui est des romans arabes publiés, se sont distingués le Tunisien Habib Al-Salmi, l’Egyptien Ahmad Al-Qarmalawi, le Palestinien Fajr Yaâkoub, l’Egyptien Ayman Rajab Tahir et le Palestinien Nadir Minhal Hajj Omar.
Le montant total des prix alloués à cette manifestation culturelle s'élève à 635.000 USD. "Katara" est un prix annuel lancé en 2014 par la Fondation culturelle "Katara".
 
Poésie
 
L'Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) a lancé, jeudi à Rabat, le "Laboratoire international ICESCO de pensée, de littérature et des arts", en collaboration avec une centaine d'intellectuels et d'universitaires.
Cette rencontre, organisée sous le thème "La culture pour repenser le monde", s'inscrit dans le cadre des Journées portes ouvertes internationales de l'ICESCO, qui se dérouleront tout au long de l'année dans plusieurs universités, centres de recherche et institutions culturelles à travers le monde.
Ce laboratoire, dont les contributeurs publieront leurs articles sur la plateforme numérique "ICESCO Agora" en cinq langues (arabe, anglais, français, espagnol et l'allemand), vise à renforcer l'action d'un certain nombre de plateformes numériques relevant du programme "Routes de l’ICESCO vers l’avenir" et à créer une synergie entre les intellectuels de différents continents.
Il tend également à se concentrer sur la culture et la science en tant que base de connaissances et point de départ pour comprendre les phénomènes politiques, éducatifs, sociaux et économiques actuels.


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