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Les violations des droits des enfants dans les camps de Tindouf dénoncées à Salvador de Bahia

Intervention de la présidente de l’OSPDH lors de la 13ème édition du Forum social mondial




Les graves violations des droits des enfants dans les camps de Tindouf ont été dénoncées lors d'une rencontre organisée dans le cadre de la 13ème édition du Forum social mondial (FSM), qui s’est tenue à Salvador de Bahia, au Brésil.
Intervenant lors de cette conférence intitulée «Les femmes et les enfants dans les zones de conflit : le cas des camps de Tindouf», Aicha Duihi, présidente de l'Observatoire du Sahara pour la paix, la démocratie et les droits de l’Homme (OSPDH), organisateur de l’événement, a mis l’accent sur les souffrances endurées par ces enfants, victimes de différentes formes de violation de leurs droits, de travail forcé, de sévices sexuels et d’embrigadement pour le service militaire.
«Depuis la création des camps de Tindouf sur le territoire algérien en 1975, les responsables du Polisario ont ciblé les enfants et les jeunes», a-t-elle indiqué, en relevant qu’en plus de la rupture identitaire dont souffrent les enfants de ces camps, ils grandissent dans des conditions innommables qui affectent leur croissance physique et psychologique.
Elle a également expliqué que les écoles ont été instrumentalisées pour appeler à la haine, la violence et louer la guerre, en précisant que les cours ont été utilisés pour des objectifs non pédagogiques.
«Ces pratiques sont incompatibles avec les exigences de la Convention relative aux droits de l’enfant qui prône l’éducation aux principes et aux valeurs de liberté, d’égalité et de tolérance», a-t-elle tenu à souligner.
Revenant sur le calvaire des enfants déportés à Cuba, où ils subissent un endoctrinement idéologique et servent de labeur gratuit dans les champs de canne à sucre, la militante des droits de l’Homme a indiqué que ces enfants ont été victimes d’abus sexuels et d’autres types de violences morales et physiques.
Devant une audience attentive, Aïcha Duihi a évoqué le cas de Fatma Mansour qui a été envoyée à Cuba en 1982 et y a vécu 12 années, en subissant harcèlements sexuels et traitements avilissants en compagnie d’autres enfants originaires des camps de Tindouf.
La présidente de l’OSPDH a évoqué «l’adoption masquée» des enfants des camps de Tindouf, qui sont livrés à des familles sélectionnées en Espagne, dans le cadre d’accords tacites entre les dirigeants du Polisario et d’organisations qui se présentent comme des entités à caractère humanitaire alors qu’en réalité elles versent dans l’adoption internationale.
«Un voyage pour des vacances ou une hospitalisation devient parfois une résidence permanente par l’intermédiaire d’associations espagnoles qui se présentent comme des entités à vocation humanitaire mais qui travaillent dans le domaine de l’adoption internationale», a-t-elle affirmé.
Aïcha Duihi a, d’autre part, fait observer que «l’accès inéquitable» à l’aide humanitaire destinée aux camps de Tindouf et les cas de détournement dévoilés ont un impact négatif direct sur la croissance saine des enfants qui ont été privés de plusieurs produits essentiels et de médicaments.
«Les médicaments et les vaccins liés aux maladies infantiles ont été vendus», a dénoncé la présidente de l’OSPDH, en citant le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), selon lequel un tiers des enfants des camps n’ont pas reçu de vaccinations complètes.
S’en est suivi un riche débat à l’issue duquel différents panélistes présents ainsi que les participants se sont interrogés sur le silence de la communauté internationale et plus particulièrement du Haut-commissariat aux réfugiés et des organisations humanitaires face à la situation alarmante des populations des camps de Tindouf et en particulier des enfants.
Organisé sous le thème «Résister c'est créer, résister c’est transformer», le Forum social mondial de Salvador (13-17 mars) avait proposé pas moins de 1.500 activités versant dans la promotion «d’un monde possible de paix et de justice sociale et environnementale» et d'un échange d'expériences au service de la prospérité et du bien-être des populations dans le monde.
Cet événement, organisé à l’Université fédérale de Bahia, a connu la participation de pas moins de 60.000 personnes, issues de 120 pays, dont le Maroc.

Samedi 31 Mars 2018

Lu 1185 fois


1.Posté par Mohamed le 01/04/2018 17:44
Beaucoup de bruits pour pas grand chose...
Source médias 24
La copie avancée ou draft du rapport du secrétaire général de l’ONU concernant le Sahara commence à circuler comme chaque année à pareille époque. Son contenu dément totalement la propagande adverse. Nous en avons lu de larges extraits. Il conforte les positions marocaines. Le rdv annuel mars-avril est désormais vécu par le Maroc dans la sérénité.



Généralement, la version finale du rapport, présenté fin avril devant le conseil de sécurité, correspond à 90% à la copie avancée.

Cette année, le rapport sera le second du mandat Guterres. Et le premier après la nomination de Hörst Kohler et les contacts qu’il a entrepris sur le dossier du Sahara.

>Un rapport qui confirme le leadership exclusif de l’ONU sur le dossier. C’est également la position défendue par le Maroc. L’Algérie a essayé, via sa diplomatie, ses relais médiatiques et ses soutiens (de moins en moins nombreux) au sein de l’UA, d’imposer l’Union Africaine comme un interlocuteur.

Mais l’organisation panafricaine ne peut pas être, aujourd’hui, un interlocuteur. On ne peut être juge et partie et une telle intrusion aurait comme conséquence mécanique de diviser l’Afrique.

Dans son draft, le secrétaire général reprend des passages du rapport de son envoyé personnel Kohler. Par exemple, il mentionne les entretiens de Kohler avec les responsables de l’UE et de l’UA et écrit: “ses interlocuteurs ont affirmé leur soutien à l’Envoyé personnel et ont reconnu le leadership de l’ONU dans le processus“.

Concernant plus précisément l’UA, le projet de rapport prend soin de rappeler que lors du 30ème Sommet de l’UA, les Chefs d’Etat et de gouvernement ont “appuyé le leadership de l’ONU dans la relance du processus de négociation“ et se sont engagés “à coopérer pleinement avec l’Envoyé personnel“. Il ne mentionne nullement le contact qu’a eu l’Envoyé Personnel avec le commissaire à la paix et la sécurité de l’Union Africaine l’algérien Ismail Chergui.

>Arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

Le polisario et l’Algérie ont fait pression pour que Kohler et Guterres se réfèrent à l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Ni l’un ni l’autre ne l’ont fait. Cela signifie une seule chose: cet épisode n’a aucune pertinence pour le cadre onusien.

> Guerguerate.
Comme il fallait s’y attendre, le Secrétaire Général réitère la position ferme de l’ONU quant à la présence du polisario dans la zone de Guerguerate. Cette présence est en effet juridiquement intenable. Elle viole tous les accords signés et notamment l’accord de cessez-le-feu.

Dans le paragraphe 8 du projet de rapport, le Secrétaire Général réaffirme “son appel du 06 janvier 2018, pour que le trafic commercial et civil ne soit pas entravé et qu’aucune action ne soit menée qui pourrait constituer un changement dans le statu-quo de la zone tampon“.
Dans le paragraphe 80 du rapport, le Secrétaire Général, tout en appréciant l’action mesurée du Maroc, appelle le polisario “à se retirer de la zone tampon comme il l’a fait en avril 2017“.

>Exit le référendum.

Le draft enterre définitivement les plans antérieurs inapplicables et notamment le référendum puisqu’il confirme l’objectif du processus politique qui est de parvenir “à une solution politique sur la base des orientations données par les résolutions du Conseil de Sécurité“ depuis 2007.

> L’implication de l’Algérie.
Dans sonrapport d’avril 2017, Guterres avait indiqué vouloir aboutir à une solution politique mutuellement acceptable et estimé que “l'Algérie doit s'impliquer“ dans cette recherche.

Dans la copie avancée du rapport 2018, le Secrétaire Général a réitéré dans le paragraphe 79, l’appel du Conseil de Sécurité à l’Algérie “d’apporter une importante contribution au processus et de renforcer son engagement dans le processus de négociation“.

AU cours des mois précédents, le Maroc avait indiqué qu’il n’accepterait pas un nouveau processus “de type Ross“ et que l’Algérie doit être présente à la table de négociation.

>“Réalisme et esprit de compromis.

Le réalisme et l’esprit du compromis sont les paramètres de la solution politique.
Dans le paragraphe 78, le Secrétaire général du projet de rapport, a rappelé “que le Conseil de Sécurité l’a chargé de faciliter les négociations entre les parties de bonne foi tenant compte des efforts déployés depuis 2006 et de travailler avec réalisme et esprit de compromis“.

Ces deux paramètres avait déjà été introduits par l’ancien envoyé personnel Peter Van Walsum qui avait exigé de se départir des options extrêmes pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable recommandée par le Conseil de Sécurité.

>Les positions du Maroc sont incluses dans le rapport.

Dans le traditionnel discours de la Marche Verte, le 6 novembre 2017, le Roi Mohammed VI avait défini ce qui était acceptable par le Maroc et ce qui était inacceptable.

Dans le paragraphe 11 du projet de rapport, le Secrétaire Général reprend textuellement les 4 fondamentaux du Discours du Roi:

• Aucun règlement n’est possible en dehors de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, et en dehors de l’Initiative d’autonomie;
• Tirer les leçons des expériences passées sachant que le problème n’est pas de trouver une solution, mais plutôt de définir le processus à suivre pour y parvenir, sachant que les autres parties doivent assumer pleinement leur responsabilité dans la recherche d’un règlement définitif ;
• Le plein respect des paramètres définis par le Conseil de Sécurité, seule instance chargée exclusivement de la question, pour progresser vers la solution politique ;
• Le refus catégorique de toute proposition obsolète et rejet de l’insertion de questions périphériques traitées par d’autres institutions compétentes.

Enfin, le paragraphe 12 souligne “que les investissements dans la région continuent et plusieurs projets ont été mis en œuvre et d’autres annoncés“, ce qui tranche avec les allégations des autres parties sur la supposée exploitation “illégale“ des ressources du Sahara marocain.

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