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Lors de cette rencontre initiée par le Centre des études et des recherches stratégiques des Emirats, et axée sur l’inspiration de l’ouvrage collectif "La sagesse : visions et modèles en matière de développement et d’édification institutionnelle", en présence d’un parterre d’universitaires, de penseurs et de chercheurs, à leur tête Mme Noura Al Kaabi, ministre d’Etat au ministère émirati des Affaires étrangères, les conférenciers ont souligné que ce livre scientifique retrace le parcours des relations maroco-émiraties, à travers plusieurs dimensions et volets mettant en lumière la singularité des programmes et initiatives publiques dans les deux pays.
Dans ce sillage, l’ambassadeur du Maroc aux Emirats arabes unis, Ahmed Tazi, a indiqué que les deux pays partagent quatre principaux axes communs : le premier concerne "la citoyenneté et l’identité", à travers le partage de visions et de politiques publiques émanant des principes fondamentaux du vivre-ensemble et d’une citoyenneté capable de produire une cohésion entre la direction et le peuple, de façonner l’identité et de promouvoir les droits de l’Homme, alors que le deuxième est lié aux "deux expériences constitutionnelles", en veillant au respect des spécificités constitutionnelles propres à chacun des deux pays, et à ce que l’essentiel demeure le renforcement des expériences et des jalons contribuant à l’enracinement d’une culture de responsabilité et de reddition des comptes, ainsi qu’au processus continu de construction et de développement de l’être humain.
Les deux pays frères partagent également les principes d’"indépendance et de souveraineté", ayant réussi à forger leurs positions sur les questions régionales et internationales à partir de leur indépendance, de leur liberté de décision et de leur souveraineté, ainsi que les valeurs de "soutien à la paix et du concept de coopération commune", à travers leur capacité à mettre leur politique étrangère au service des objectifs de leurs programmes de développement et de la promotion de la paix et de la sécurité internationales.
M. Tazi a, en outre, souligné que le Maroc et les Emirats arabes unis partagent aussi un destin commun, ce qui en fait un modèle distingué de l’action arabe commune, tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’échange de points de vue et de renforcement de la place de la pensée face aux défis croissants auxquels est confrontée la scène arabe.
De son côté, le secrétaire général du Conseil mondial des communautés musulmanes, Mohammed Bechari, a affirmé que l’expérience maroco-émiratie tend à mettre en valeur ce que l’on peut qualifier de "pari scientifique" porté par l’ouvrage, à savoir comment faire de la sagesse un concept producteur de connaissance, à travers trois voies : la sagesse en tant que paradigme de gouvernance et de développement, sa concrétisation dans les modèles de deux Etats (le Maroc et les Emirats) comme "champ d’expérimentation" et non pas seulement comme un "récit de réussite", ainsi que sa capacité à se transformer en un programme de recherche en matière de politiques publiques, d’édification institutionnelle et de prospection.
L’ouvrage ne se limite pas à relater l’histoire des relations maroco-émiraties ni à mettre en évidence la convergence des visions entre Rabat et Abou Dhabi, mais ouvre un horizon plus profond en posant la question de la transformation des partenariats politiques en un champ cognitif productif, et de la manière dont les relations bilatérales peuvent devenir un laboratoire pour les problématiques du développement, de la stabilité et de la construction institutionnelle, a-t-il précisé, ajoutant que la valeur scientifique de cette approche réside dans la conception du partenariat comme un échange d’expertises, un transfert de savoir-faire, une construction de la confiance économique et un élargissement des perspectives de recherche.
Pour sa part, le directeur des bibliothèques à l’Université Mohammed ben Zayed des sciences humaines, Abdelaziz Al Maamari, a relevé que cet ouvrage, dont l’importance s’inscrit dans un contexte mondial et régional tendu et marqué par l’intensification des défis liés à la stabilité, au développement et à l’identité, ne constitue pas seulement un travail académique, mais une tentative intellectuelle sérieuse de réhabiliter le concept de "leadership sage" en tant que facteur décisif de la pérennité et de la stabilité des Etats.
Soulignant que l’ouvrage "apporte une réponse à une question fondamentale : comment les Etats-nations peuvent-ils préserver leur cohésion, réaliser le développement et gérer les équilibres internes et externes dans un monde instable et en mutation ?", il a précisé qu’il s’agit d’un projet de recherche analytique collectif aux perspectives plurielles, fruit d’une réflexion institutionnelle structurée, fondée sur la conviction que "les Etats ne se gouvernent pas par des slogans et ne se construisent pas dans la réaction, mais nécessitent une sagesse dirigeante capable de se traduire en une approche institutionnelle".
A noter que cet ouvrage collectif, publié dans sa deuxième édition en 2025, comprend cinq chapitres répartis sur 437 pages. Il est le fruit d’une coopération scientifique entre l’Institut Royal des études stratégiques (IRES) et le Bureau du vice-président du Conseil des Curateurs du Centre des Emirats pour les études et la recherche stratégique.
Le livre, qui réunit les contributions d’un ensemble de penseurs, chercheurs et universitaires marocains et émiratis, aborde également les convergences en matière de politique étrangère et le concept de coopération bilatérale dans la prise de décision, tout en mettant en avant la portée politique de l’ouverture par les Emirats Arabes Unis de leur consulat dans la ville marocaine de Laâyoune, en tant que symbole de la profondeur des relations entre Rabat et Abou Dhabi.










