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Les socialistes se mobilisent pour que cesse la discrimination dans le système de retraite. En ces temps de réformes, expliquent-ils, les caisses de retraite doivent impérativement intégrer la dimension genre. «C’est une nécessité pour contrecarrer les inégalités. Pour ce faire, il est impératif de dresser la liste des types de discrimination entre les sexes dans les régimes marocains de retraite et voir leur impact sur la pérennité et la viabilité du système», explique l’Usfpéiste Oumayma Achour, auteur de «Réformes de la retraite au Maroc», un ouvrage qui lève pour la première fois un coin du voile sur les inégalités se répercutant sur les systèmes de retraite actuels. Au parti de la Rose, on a décidé de briser le silence et, surtout, de se faire force de proposition. Depuis plusieurs semaines déjà, et à l’initiative de la parlementaire Zoubida Bouayad, les conseillers usfpéistes de la Chambre haute sont tout à la réflexion. «Nous voulons faire une proposition de loi pour que soit levée cette discrimination qui frappe les femmes dans les régimes de retraite. De grandes injustices perdurent comme par exemple le fait suivant : au décès du mari, l’épouse peut recevoir la pension tandis que le mari est privé de ce droit jusqu’à l’âge de 60 ans !», fait valoir l’ancienne présidente du Groupe parlementaire socialiste de la Chambre des conseillers.
Le constat tombe comme un couperet. La retraite est le reflet des inégalités qui ont cours dans la vie professionnelle. Et bien trop souvent les différentes caisses de retraite s’en font le fidèle miroir. De la difficile ou impossible promotion aux postes de responsabilité en passant par la faiblesse des salaires, la réduction de la durée de cotisation au régime de retraite ou encore l’interruption de l’activité professionnelle pour des raisons familiales, les Marocaines sont victimes d’injustice même à la retraite ! «Les écarts de salaire sont la cause principale des écarts de pension. Les hommes gagnent en moyenne 25% de plus que les femmes dans la vie active et 72% de plus que les femmes à la retraite», souligne O. Achour.L’égalité est ici un vain mot, un slogan creux, un vœu pieux. Et pour cause ! les systèmes de retraite n’affectent pas équitablement les femmes et les hommes. Les veuves âgées de 65 ans ou plus possèdent 2,5 fois moins de patrimoine que les couples de 65 ans ou plus. «L’analyse genre effectuée atteste que les régimes de retraite marocains doivent prendre en considération l’intégration de la femme dans le marché du travail et son mode de cotisation dans l’élaboration de leur réforme. La complexité et la superposition des règles peuvent aboutir à des résultats négatifs. Evaluer l’impact des réformes des retraites selon le sexe est délicat. Chaque réforme modifie plusieurs paramètres en même temps ou comporte plusieurs dispositions, de sorte que l’effet global est difficile à appréhender», fait remarquer Oumayma Achour.
La réforme des caisses de retraite ne saurait se faire sans les femmes. Les Usfpéistes sont formels : pas question de réformer ce secteur sans que ne soit respecté l’article 19 de la Constitution adoptée en juillet 2011. «L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume et ce, dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume», proclame la Loi suprême du pays.
Pour l’élaboration de leur proposition de loi relative à l’égalité dans le système de retraite, les Usfpéistes vont prendre en considération l’augmentation de l’espérance de vie des Marocaines mais aussi et surtout leur émancipation et leur accès au marché de l’emploi. «Il s’agit d’abord et avant tout de s’inscrire dans une logique d’égalité de parcours des carrières. Une proposition de loi qui entend éliminer les conditions de discrimination à l’égard des femmes pour l’octroi de la retraite tout en prévoyant des mécanismes où les spécificités de la femme et de sa participation dans les régimes de retraite seront prises en considération. L’âge légal du départ à la retraite qui se répercute sur la durée de cotisation, le droit des survivants ainsi que celui de réversion seront à coup sûr par exemple explorés pour que les retraites se conjuguent au féminin. En toute égalité.
Le constat tombe comme un couperet. La retraite est le reflet des inégalités qui ont cours dans la vie professionnelle. Et bien trop souvent les différentes caisses de retraite s’en font le fidèle miroir. De la difficile ou impossible promotion aux postes de responsabilité en passant par la faiblesse des salaires, la réduction de la durée de cotisation au régime de retraite ou encore l’interruption de l’activité professionnelle pour des raisons familiales, les Marocaines sont victimes d’injustice même à la retraite ! «Les écarts de salaire sont la cause principale des écarts de pension. Les hommes gagnent en moyenne 25% de plus que les femmes dans la vie active et 72% de plus que les femmes à la retraite», souligne O. Achour.L’égalité est ici un vain mot, un slogan creux, un vœu pieux. Et pour cause ! les systèmes de retraite n’affectent pas équitablement les femmes et les hommes. Les veuves âgées de 65 ans ou plus possèdent 2,5 fois moins de patrimoine que les couples de 65 ans ou plus. «L’analyse genre effectuée atteste que les régimes de retraite marocains doivent prendre en considération l’intégration de la femme dans le marché du travail et son mode de cotisation dans l’élaboration de leur réforme. La complexité et la superposition des règles peuvent aboutir à des résultats négatifs. Evaluer l’impact des réformes des retraites selon le sexe est délicat. Chaque réforme modifie plusieurs paramètres en même temps ou comporte plusieurs dispositions, de sorte que l’effet global est difficile à appréhender», fait remarquer Oumayma Achour.
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