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Les révélations fracassantes de Rachida Dati




La mésentente entre Rachida Dati et Brice Hortefeux est de notoriété publique. Ce que l'on sait moins, en revanche, c'est l'ampleur que cette inimitié a prise en coulisses. Dans un long portrait signé de Gérard Davet et Fabrice Lhomme publié ce jeudi dans Le Monde, l'ancienne garde des Sceaux raconte sans filtre plusieurs anecdotes survenues après son départ du ministère en 2009 et son accession à la mairie du 7e arrondissement de Paris, l'année précédente.
Comme le rappellent les journalistes, un SMS assassin datant de 2013 avait été révélé en 2016 par Mediapart, dans lequel la députée européenne traitait l'ancien ministre de l'Intérieur sarkozyste de "voyou" et de "sale facho". Mais Rachida Dati ne s'est pas arrêtée là. En effet, elle raconte que depuis l'éviction de Brice Hortefeux du gouvernement en 2010, vécue pour elle comme une victoire, elle ne s'est jamais lassée de se payer son collègue des Républicains. "Après cette histoire, je me suis mangé du Hortefeux matin, midi et soir", déclare Rachida Dati.
"Pendant la dernière campagne présidentielle, parce qu’il fallait se réconcilier, je montais dans l’avion avec lui, mais je le saluais en disant: 'Bonjour, le guignol', puis je disais: 'Vous ne trouvez pas que ça sent le nazi ici?' Le grand facho, il se cachait derrière son journal, les hôtesses étaient mortes de rire!", confie-t-elle au Monde. 
Mais surtout, elle révèle un autre épisode, inconnu jusque-là, lors duquel elle en est venue aux mains. 
"Un jour, devant un ascenseur, je lui dis: 'Alors le facho, ça va?' Il me répond: 'Ça va, intrigante.' Là, je me retourne et je lui mets un coup de poing dans la gueule, et il se mange le miroir!", explique l'eurodéputée, qui précise que Nicolas Sarkozy est intervenu en apprenant la nouvelle, pour tenter d'instaurer une médiation.
"Après, Sarko m’appelle: 'Qu’est-ce que t’as encore fait?' Je lui dis: 'Il m’a insultée.' Et lui: 'Arrête de le chercher'", poursuit l'ancienne ministre.
Comme elle le précise plus tôt dans l'entretien, le terme "d'intrigante", lancé à son égard, est l'un de ceux qu'elle a le moins supportés. Surnommée "Rachida Data" par une partie de son entourage en raison de toutes les informations dont elle disposerait sur les acteurs politiques, elle a parfois été vue comme celle qui a fait tomber François Fillon.
"Je suis l’inverse. C’est vraiment la chose qui me gêne le plus, qu’on dise que je suis une intrigante, alors qu’au contraire, je suis 'cash'. Je peux minauder deux secondes et demie, mais à la troisième, le naturel revient au galop. (...) Non vraiment, courtisane ou intrigante, c’est pas ma nature. Mais ce qui me vexe le plus, c’est qu’on dise que j’ai couché avec tout le monde", explique-t-elle, alors qu'on lui a prêté, entre autres, une relation avec Nicolas Sarkozy.

Libé
Mardi 25 Juillet 2017

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