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Très largement élu en octobre, Kais Saied n'a fait quasiment aucune déclaration depuis sa prestation de serment en novembre.
Il s'est rendu dans l'après-midi, sans aucune annonce préalable aux médias, à Sidi Bouzid, où avaient eu lieu les premières manifestations ayant entraîné la chute de Ben Ali, décédé en septembre dernier en Arabie saoudite.
Il a notamment promis de réaliser "dans le cadre de la Constitution et dans la légitimité" les revendications phares de la révolution, toujours scandées par les habitants de cette région: "Liberté, travail et dignité".
"Je vais travailler malgré les manipulations (...) et les complots (...) pour réaliser vos revendications", a-t-il promis à une foule compacte dans le centre de Sidi Bouzid, selon un correspondant de l'AFP.
M. Saied a aussi annoncé que la date du 17 décembre serait désormais une fête nationale. La Tunisie fête déjà le 14 janvier, jour de la fuite de Ben Ali.
Le 17 décembre 2010, des manifestations avaient éclaté après l'immolation du jeune Mohamed Bouazizi, un marchand ambulant protestant contre la confiscation de sa marchandise dans la région marginalisée de Sidi Bouzid.
Depuis la révolution, cette région a connu des troubles sociaux récurrents nourris par le chômage et la pauvreté, et aucun président n'a pu répondre aux attentes sociales de cette région, qui s'estime toujours marginalisée par le pouvoir, en dépit de l'amélioration des infrastructures de la ville.









