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Les poétesses du haïku au Maroc, des créatrices averties au service de l'innovation littéraire




Les poétesses du Haïku au Maroc sont des créatrices averties qui ont choisi, au début de leurs carrières, un nouveau genre littéraire qui se caractérise par une forte sensibilité conjuguée à une manipulation royale de la langue, au service de l’innovation littéraire. Ces poétesses ont fait le choix de se distinguer par un nouveau style d’écriture, puisé dans un patrimoine peu recherché par les hommes de lettres marocains, à savoir la poésie haïku. Dans un entretien à la MAP, la poétesse Latifa El Ouardi a indiqué que son choix pour le haïku se justifie par la simplicité et l’accessibilité de ce genre littéraire, puisqu’il permet au poète de décrire, en un nombre très réduit de lexèmes, une séquence ou un sentiment et de le transmettre au lecteur. Cette diplômée de littérature anglaise explique que le Haïku est une forme de poésie qui permet au poète de noter ses émotions et ses avis sous une forme très concise. Pour sa part, Latifa Sebbagh, qui a découvert ce genre littéraire via les réseaux sociaux, s’est dite subjuguée par ce nouveau genre littéraire. Le haïku, qui prend la forme d’un poème composé de trois vers, a intégré la littérature marocaine au début des années 80 et a enregistré un écho des plus positifs auprès des jeunes poètes lors des deux dernières décennies grâce notamment à la révolution numérique. De son côté, Houda Benaddi estime que la femme ne dispose nullement de rituels d’écriture propre à sa nature, expliquant que ce qui caractérise l’écriture est sa valeur et sa portée esthétique et non celui ou celle qui l’a conçue. Elle estime que l’expérience poétique du haïku s’explique par le fait que le poète arabe a toujours cherché à s’inspirer d’autres poésies pour pouvoir créer la sienne.
Évoquant la fête du 8 Mars, toutes ces poétesses estiment qu'il faut célébrer la femme tout au long de l’année et non pas uniquement lors de la Journée internationale de la femme. 
Dans le sillage, Houda Bennadi appelle à la dynamisation des droits de la femme, alors que Latifa Sebbagh pense que la femme est célébrée de façon quotidienne via ses réussites et ses déceptions. Latifa Wardi, quant à elle, estime que cette journée constitue une occasion pour jeter la lumière sur le développement que connaît la situation de la femme.



Libé
Vendredi 10 Mars 2017

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