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Les mensonges du Polisario mis à nu à Las Palmas

Le quotidien canarien "La Provincia" consacre un dossier spécial à la supercherie algéro-polisarienne




Le quotidien canarien à grand tirage, "La Provincia", paraissant à Las Palmas, a publié sur trois pages un article de fond écrit par le chercheur et écrivain Manuel Vidal qui a visité les camps de Tindouf et la Mauritanie avant de se rendre dans les provinces marocaines du Sud dans le cadre de ses recherches sur le Sahara destinées à la préparation de sa thèse de doctorat.
Manuel Vidal a introduit son article en donnant une définition claire de ceux qui se font appeler les Sahraouis des camps et leurs amis. Il écrit : « Les soi-disant amis du Sahara sont les amis de Sahraouis  essentiellement algériens, mauritaniens et maliens qui constituent la grande majorité des habitants des camps de Tindouf, contrairement aux Sahraouis originaires de l’ex-colonie espagnole qui sont une petite minorité qui ne joue qu’un rôle esthétique pour être exhibée à la communauté internationale et aux représentants des Nations unies ».
Alors que les Sahraouis des provinces du Sud du Maroc s’attèlent à développer leur région et à y renforcer la démocratie en prônant l’autonomie comme solution pour l’avenir, les soi-disant amis du Sahara maintiennent un discours qui anéantit la population sahraouie marocaine. Il s’agit de maintenir la fiction créée par l’Algérie quand elle a accueilli le Front Polisario (FP) pour mettre "un obstacle sur la route du Maroc, selon les mots du président algérien de l’époque, Houari Boumediene. L’un des fondateurs du FP, Bachir Dkhil, et l’un des premiers Sahraouis originaires du Sahara ex-espagnol à avoir été malmené par les dirigeants algériens. Il se souvient avoir entendu les paroles de Boumediene et a été surpris, plus tard, de découvrir que c’était la réalité instrumentalisée par l’Algérie.
Les soi-disant amis du Sahara et les dirigeants du Front Polisario se sont emparés du pouvoir politique presque en même temps. Ces politiciens ayant atteint l’âge de la retraite sont devenus maîtres dans l’art de se maintenir au pouvoir. Prenant exemple sur les généraux algériens sous la protection desquels la plupart d’entre eux sont nés. Malgré l’évolution de la situation internationale et la fin de l’époque de la Guerre froide, ils continuent  de ressasser les mêmes discours révolus, devant une réalité inévitable qu’ils ne veulent pas assumer. Ils vieillissent de la pire façon: ils sont très conservateurs et ne veulent rien changer à leur statut. L’auteur continue, dans son analyse, à énumérer et démonter les mensonges du Polisario en citant des réalités qu’il a, lui-même, constatées sur le terrain, tant dans les camps de Tindouf que dans les provinces du Sud.
La première de ces réalités énumérées par l’auteur est celle relative aux prétendus amis du Sahara qui sont des Sahraouis, certes, mais originaires d’Algérie, de Mauritanie et du Mali qui n’ont aucun lien avec le Sahara marocain et que l’Algérie veut imposer pour alimenter ce conflit qu’elle a créé de toutes pièces, d’une part et pour nuire aux relations séculaires entre les provinces du Sud marocain et les îles Canaries. Mais ces tentatives algériennes étaient vouées à l’échec malgré les grandes campagnes d’intoxication menées par les prétendus amis et commandées et financées par Alger et exécutées par Carmelo Ramirez, ce fonctionnaire public, en vue de camoufler des réalités historiques qui prouvent la marocanité du Sahara. Ainsi, Manuel Vidal, dans un récit objectif qui relate l’historique du conflit du Sahara depuis 1975, a démenti, à travers des données historiques irréfutables, toutes les prétentions mensongères des prétendus amis du Sahara et leurs commanditaires. L’auteur aborde toutes les étapes du conflit depuis les accords de Madrid  jusqu’à la signature des accords du cessez-le-feu et les obstacles qui empêchent l’organisation d’un référendum sous l’égide de l’ONU, du fait de profondes divergences entre les deux parties concernant qui a droit de participer à ce référendum. Ce qui a amené l’organisation onusienne à chercher d’autres solutions politiques acceptées par les parties et permettant le retour des originaires du Sahara ex-espagnol. Contrairement, écrit-il, aux allégations mensongères du chef de l’exécutif local canarien qui, défendant les thèses du Polisario, prétend que l’inflexibilité du Maroc est l’unique obstacle qui empêche l’organisation de ce référendum.
D’autre part, le chercheur espagnol a minimisé les prétentions de ceux qui, soutenant le Polisario, ne cessent de clamer que le Maroc exploite les ressources du Sahara. Il a expliqué que du fait que les affaires publiques au Sahara sont gérées par des élus et des administrateurs originaires de ces provinces dont plusieurs étaient dirigeants au sein des structures du Polisario et qui ont préféré rallier leur mère patrie. S’agissant de la prétendue RASD, l’auteur a souligné que le Maroc s’était retiré de l’OUA lorsque 26 pays africains avaient reconnu cette entité et que ces pays ont retiré leur reconnaissance l’un après l’autre à part le Nigeria, l’Algérie et l’Afrique du Sud. D’où le retour du Royaume en janvier 2017 à l’Union africaine.
S’agissant des prétendues violations des droits de l’Homme dans le sud marocain dont  les détracteurs du Royaume font leur cheval de bataille, le chercheur espagnol précise que les autorités marocaines ont déployé d’importants efforts pour mettre un terme et  rectifier les erreurs du passé ou ce qu’on appelle les années de plomb à travers les réparations et les dédommagements dans toutes les régions du Royaume. Ainsi des dizaines de milliers de victimes ont été dédommagées. Il ajoute que le rapport 2017 de l’ONG Human Rights Watch a indiqué que la situation des droits de l’Homme au Maroc a enregistré un net progrès. Contrairement à ce qui se passe dans les camps du Polisario en territoire algérien où les violations des droits de l’Homme sont perpétrées au quotidien. Ainsi, il cite : « Le Front Polisario a mené une répression massive à Tindouf (Algérie) lors de l'Intifada de 1988, qui a entraîné l'emprisonnement et la torture de Sahraouis, dont beaucoup sont retournés dans leurs foyers dans le sud marocain et occupent maintenant des postes de responsabilité dans l'administration de cette région ». Il prend à témoin les associations telles que l'Association des  disparus du Polisario (APDP) qui a porté plainte contre 28 membres du FP et de hauts responsables du gouvernement algérien pour crimes de génocide, meurtre, torture et disparitions devant le juge Pablo Ruz de la Cour nationale. La plainte dénonce le traitement subi à Tindouf dans les années 80 "par les prisonniers de guerre, ainsi que par les citoyens sahraouis eux-mêmes, notamment ceux d'origine du Sahara marocain, entre les mains du Polisario. Pour sa part, l’Association sahraouie pour la défense des droits de l'Homme (Asadedh), a réussi à faire citer à comparaître devant le juge de la Cour nationale José de la Mata, le secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, pour génocide, torture et disparitions commis contre la population dissidente sahraouie réfugiée à Tindouf. La liste des plaintes déposées et des dénonciations pour violations des droits de l’homme portées contre les dirigeants du Polisario  est longue. Le chercheur espagnol n’a pas omis dans les violations des droits le cas de Khalil Ahmed ex-proche collaborateur de Mohamed Abdelaziz porté disparu depuis plus de neuf ans et dont la famille aurait appris qu’il était dans une geôle,  quelque part, dans le vaste territoire  algérien.
Même certains dirigeants du Polisario eux-mêmes en ont assez de cette situation de népotisme. A l’image du coordinateur général des opposants au Front Polisario, qui accusent l'organisation d'être "incapable" de résoudre la situation due, entre autres raisons, "aux intérêts personnels de ses dirigeants" qu'il accuse " de se défaire face aux souffrances des populations  dans les camps de Tindouf, détournant les fonds d'aide humanitaire et gérant les institutions publiques comme s’il s’agissait  d’héritage. "
L’auteur conclut son article ainsi : « Les dirigeants actuels du Polisario n’ont pas pu réussir à l'école primaire, mais ils sont devenus  maîtres dans le maintien d'un système hermétique à la démocratie et dans lequel les charges sont héritées et distribuées, dans un petit cercle, pendant plus de quarante ans. Une description réelle du Polisario donnerait : Guerre froide. Maroc-Algérie Séparatistes. Fiction Propagande Vol d'aide humanitaire. Népotisme Retraite ».

Ahmadou El-Katab
Mardi 15 Mai 2018

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