Libération




Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les festivaliers sous le charme de l'incontournable violoniste Ara Malikian




Le violoniste arménien Ara Malikian a charmé, vendredi soir, le public du Théâtre national Mohammed V de Rabat par un show éblouissant mêlant différents genres et styles musicaux, à l'occasion du spectacle d'ouverture du Festival Mawazine - rythmes du monde.
Le public r'bati et les férus de ce grand festival ont eu droit à un show des plus électriques où Malikian, accompagné de sa bande composée de 7 artistes de différentes nationalités, a fait montre d'une grande habileté et d'une dextérité quasi surhumaine dans le maniement du violon. Alliant mouvement, danse et narration, ce génie du violon à la renommée internationale a offert un spectacle époustouflant aux senteurs occidentale, latino et orientale.
Et pour rehausser son show, l'artiste marquait des pauses pour raconter à l'assistance son histoire avec son premier violon, un cadeau de son grand-père, ou encore son expérience d'expatrié en Allemagne où il a débarqué seul à l'âge de 15 ans, bénéficiaire d'une bourse d'études.
Malikian et sa bande ont ainsi emporté le public dans un voyage au-delà des frontières du réel à travers des fusions impossibles entre différents rythmes, styles et sonorités. Il a ainsi gratifié les festivaliers de morceaux puisés dans son répertoire personnel, mais également de compositions de grandes figures de la musique classique comme Mozart, Bach, Vivaldi et Paganini, sans oublier les artistes contemporains.
Le talentueux violoniste a entamé son spectacle en interprétant "Kachn Nazar" qu'il a dédié à la mémoire de son grand-père, et qui s'inspire de la tradition arménienne, avant d'enchaîner avec des titres de la bande du grand auteur, compositeur et chanteur britannique Boy George, avec qui il a fait ses débuts en Europe, du groupe de rock Radiohead, de Niccolo Paganini, et les morceaux "Kashmir" et Bourj Hammoud, ce dernier met en honneur le quartier où l'artiste a vu le jour au Liban.
Ara Malikian, qui a commencé le violon très tôt avec comme professeur son père, a donné son premier concert à l'âge de 12 ans. Trois ans plus tard, il obtient une bourse d'études pour intégrer la Hochschule für Musik, Theater und Medien Hannover de Berlin, devenant le plus jeune élève à étudier dans cette école.
Sa réputation de magicien du violon le précède partout où il se déplace dans le monde. Il se produit dans une quarantaine de pays et dans les plus prestigieuses salles telles Carnegie Hall à New York, la Salle Pleyel à Paris, la Musikverein de Vienne, ou encore l'Auditorio Nacional de Madrid.

Libé
Lundi 25 Juin 2018

Lu 716 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 18 Septembre 2020 - 18:55 Le secteur du livre affaibli par la pandémie

Vendredi 18 Septembre 2020 - 16:57 Décès de Mohamed Talal