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Les chiffres exagérément pléthoriques d’une ONG australienne

2,4% de la population marocaine seraient assujettis aux formes modernes d’esclavage




Enorme ! 85.000 est le nombre des victimes de l’esclavagisme moderne au Maroc, soit 2,4% de la population totale. Ils sont victimes de travail forcé, de mariage par contrainte, de servitude pour dettes, de prostitution…. a rapporté l’Index 2018 de l’esclavagisme établi par une ONG basée en Australie, en l’occurrence Walk Free qui a classé notre pays à la 121ème place sur 167. L'indice a été établi en combinant trois facteurs: la prévalence estimée de l’esclavage dans chaque pays rapportée à sa population totale, le mariage des mineurs, et les données relatives au trafic d’êtres humains.
«Le nombre des victimes avancé par cette ONG reste improbable, voire inimaginable. D’autant que le rapport donne peu d’informations sur ses sources et sur sa méthodologie », nous a indiqué Said Mchak, chercheur en droit international de la migration. Et de poursuivre : « Ceci d’autant plus que même le dernier rapport annuel du département d'Etat américain sur la traite des personnes a été incapable, malgré les moyens dont ce département dispose,  de fournir des statistiques sur ce phénomène. Il s’est contenté de rappeler les chiffres d’une étude menée en 2015 par le gouvernement marocain avec le soutien d'une organisation internationale et afférent à la situation des enfants exploités dans  le cadre du travail domestique, de la mendicité et du trafic sexuel ainsi que sur certaines femmes marocaines forcées de se prostituer par des membres de leurs familles ou par d'autres intermédiaires ». En fait,  les rédacteurs de ce document  ont estimé que malgré la mise en œuvre d’un système interministériel de coordination des politiques et programmes de lutte contre la traite des êtres humains et la création d’une unité spécialisée, il n’en demeure pas moins que le gouvernement marocain n’a rien fait au niveau de la mise en place et du financement des services de protection pour les victimes de cette traite ainsi qu’au niveau de l’identification et de la recherche des victimes, en particulier parmi les migrants irréguliers qui sont  très vulnérables à la traite au Maroc et que notre pays est demeuré,  au cours des cinq dernières années, une source, une destination et un pays de transit pour les hommes, les femmes et les enfants soumis au travail forcé et au trafic sexuel.  
«Même notre ministère de la Justice ne dispose pas de statistiques faibles sur le phénomène.  Il y a un vrai problème d’identification des victimes et de différenciation des cas. En fait, ce sujet est très complexe et ses contours sont difficiles à délimiter. De plus, les rapports confondent souvent la traite des êtres humains avec le trafic humain ou avec de simples situations d’exploitation », nous a précisé notre source. Et d’ajouter : « La société civile marocaine ne dispose pas non plus de données chiffrées sur le sujet et elle manque d’expertise en la matière. Les autorités locales ont constaté ce déficit et tentent de le combler en dispensant des formations destinées à renforcer les capacités des ONG en matière d’analyse et d’identification ».  
Même évaluation de la part de Hassan Ammari, défenseur des droits de l’Homme et militant d’Alarmphone Watch the Med qui s’interroge, lui-aussi, sur le bien-fondé de ce rapport. «  On se demande si ce document a été  élaboré sur la base d’une étude de terrain, quels sont ses critères et selon quelle  définition du sujet ». Et de poursuivre : «Le rapport parle-t-il du cas des femmes de ménage marocaines dans les pays du Golfe ou de celui des femmes qui font la cueillette des fraises en Espagne ou de qui précisément ? ».
Une situation des plus complexes puisque l’ONG Walk Free ne donne pas de définition  claire et précise de l’esclavagisme et  se contente   de définir les victimes de ce fléau  comme des personnes «utilisées et dominées par quelqu’un d’autre pour en tirer profit, exploitation sexuelle ou simple jouissance de domination». Donc, on est face à un phénomène aux formes multiples, mal connu, pas toujours facile à identifier et encore moins à quantifier.
Selon la plateforme d’information humanrights.ch,  après l’interdiction  de l’esclavage traditionnel, la signification du mot « esclavage » s’est élargie et l’on parle aujourd’hui d’esclavage moderne lorsqu’une personne est contrôlée par une autre dans un objectif d’exploitation économique et que ce contrôle est maintenu par la violence et l’exercice d’un pouvoir. « La notion d’esclavage moderne n’est pas définie de façon restrictive, mais constitue un terme générique regroupant diverses pratiques, telles que le travail forcé, l’esclavage pour dettes, la prostitution forcée, le mariage forcé et le trafic d’êtres humains. C’est pourquoi, plus que d’esclavage moderne, l’on parle de formes modernes (ou contemporaines) d’esclavage. Aussi variées que puissent être les formes d’exploitation regroupées sous cette appellation, elles ont en commun que celles et ceux qui y sont soumis par la menace, la violence, l’intimidation, ou encore par des moyens plus subtils tels que la manipulation des dettes, la rétention des papiers d’identité ou la menace de dénonciation, ne peuvent s’en sortir seul-e-s », a expliqué la plateforme.

L’esclavage en version moderne

L’esclavage contemporain prend plusieurs formes. L’esclavage par ascendance, qui est lié à l’esclavage de possession, illégal pratiquement partout dans le monde, n’a pas disparu. Il reste répandu notamment en Mauritanie, bien que l’esclavage y soit théoriquement illégal.
La servitude pour dette est quant à elle l’une des formes contemporaines d’esclavage les plus répandues. Dans les pays où elle est pratiquée, notamment en Inde mais aussi dans de nombreux autres pays d’Asie, des propriétaires/entrepreneurs-euses, prêtent des sommes d’argent en échange d’un travail. Les intérêts fixés sont cependant si élevés que les personnes en question ne parviennent jamais à rembourser des montants pourtant dérisoires.
L’esclavage sexuel est également une réalité moderne. D’après un rapport de l’OIT paru en 2017, 4,8 millions de personnes sur terre seraient exploitées sexuellement, dont 99% de femmes. En outre, un peu plus de 20% des victimes sont mineures.
Le mariage forcé compte lui aussi parmi les formes de l’esclavage moderne,  bien qu’il constitue une pratique culturelle établie dans de nombreux pays. Les raisons menant à de tels mariages sont multiples. Il s’agit le plus souvent de vendre des jeunes filles pour soulager financièrement ou enrichir la famille, ou encore pour payer des dettes.
Alors que près d’un quart des esclaves sont des enfants, le travail de ces derniers  est lui aussi une facette de l’esclavage contemporain. Ils sont le plus souvent utilisés pour des travaux domestiques, comme les très nombreux «restaveks» en Haïti ou dans les champs de cacao et de coton. Sans parler des nombreux mineurs victimes de prostitution forcée. Les enfants soldats constituent aussi une «nouvelle» catégorie d’asservis, notamment au Congo et au Sud Soudan.
Source : www.humanrights.ch/fr

Hassan Bentaleb
Samedi 4 Août 2018

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1.Posté par Otman le 04/08/2018 09:35
Une ONG Australienne, je ne savais pas qu'ils étaient aussi actifs dans le domaine. J'ai lu quelque part que l’Australie a mis en place des camps de rétention pour les immigrés dans des pays ou des îles isolées vivants dans des conditions terrifiantes.
L’Australie n'est ce pas ce pays qui séparait les enfants aborigènes de leurs parents et mener des expériences aussi terrifiantes que les médecins biologistes sud africains et voir nazis. L’Australie, qui a crée des territoires les plus pauvres les plus désertiques pour installer les aborigènes , même système qu'au USA alcool . Ce pays qui met des visages à compte gouttes pour faire oublier la marginalisation de tout un peuple.
regardant l'intégration par le sport, je copie un article Wikipédia, j'économise mon energie à cause de la chaleur: Mais en Rugby Union c’est toujours le calme plat, les initiatives pour développer la pratique du XV de la part de l’ARU restant sporadiques. Il est vrai que contrairement au Rugby League ou au Footy, le Rugby à XV n’est pas un sport “national”, la majorité des licenciés se trouvant à Sydney et à Brisbane. La mission première de la fédération est donc de développer le rugby hors de ses bases, en prenant en compte l’aspect financier, l’organisation étant en déficit depuis plusieurs saisons! Avec la création de la Western Force puis des Melbourne Rebels, ce projet avance petit à petit même si le développement se fait essentiellement grâce aux populations d’origines Africaine (Sud Africains, Zimbabwéens etc…) ou Polynésienne implantées dans ces villes. Les résultats ne suivant pas, difficile d’intéresser un public plus tourné vers les autres sports. Mais le plus inquiétant reste le silence des autorités au sujet des populations indigènes et des progrès réalisés.
Pire encore voilà un le titre d'un article dans le monde datant du 10 juillet 2018, pas 1818;
Les Aborigènes, ces invisibles du football australien:
Si elles représentent près de 3 % de la population en Australie, les populations indigènes sont absentes du paysage du football local. Jade North, le seul Aborigène professionnel, est bien seul à tenter d’y remédier.
En Australie, ils ont intégré des dromadaires qui vivent en troupeaux sauvages, mais pas la culture, pour eux je dis: le dromadaire ne voit pas sa bosse, il ne voit que celle de son frère.
Ceci dit, nous avons un réel problème au Maroc, une fois j’ai été servi chez des particuliers par des femmes sénégalaises que certaines familles bourgeoises marocaines font venir. J’ai vu des africains qui travaillent dans des petites entreprises, que même le chien qui garde le lieu est mieux traité, et quand je dis le chien c’est au Maroc, pas en Suède.
Je ne parle pas aussi de l’abus de pouvoir, les plantons ces soldats qui travaillent dans les maisons de beaucoup d’officiers marocains. Ils ne portent pas des blousons pour faire le ménage, faire les courses, subir la femme de l’officier et les caprices des enfants, non ces soldats sont dans leurs tenues militaires, qui est un symbole de l’état et je pense qu’ en aucun cas ou raison, les gens qui la portent ne doivent être traités de la sorte, c’est à dire des esclaves.
Le défis est au niveau de la société plus qu’un défi d’état, mais l’état pourrait accélérer les choses : les programmes des écoles, mettre des actions en place, juger les fauteurs généraux soient ils, Ou professeurs, je me rappelle de l’acharnement de la société sur la fille brutalisée par son professeur. Sous le soleil Marocain tout n’est pas rose, il y’a pas mal de cactus.
A part deux amis que j’ai connu à l’école , un ami à mon père, et Timoumi, je n’ai jamais vu des personnalités noirs parmi nos héros au quotidien, sauf un acteur qui jouait le rôle du débile pièces théâtrales dans les années soixante-dix.
La pyramide est installée La verticalisation se fait dans un seul sens, à la base de la pyramide, des minorités ont creusé des trous pour trouver une place, mais je n’ai même pas abordé nos fous, c’est une douleur de la conscience que peu de monde consacre un peu d’encre, c’est juste prendre le temps et de créer une journée des fous nos fous au Maroc.
Mais que faire le monde est fou, l’individualisme, le conditionnement par l’éducation, dans nos télés, dans notre société, nous léguons de génération à génération, le bon mais beaucoup de tares..

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