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Les anges portent du blanc : Un cri d'alarme contre les abus sexuels sur les mineurs

La 12ème édition du FIFFS est marquée par la participation de 12 films à la compétition officielle




 Le film chinois "Les anges portent du blanc", de Vivian Qu, projeté mardi soir dans le cadre de la compétition officielle de la 12-ème édition du Festival international du film de femmes de Salé (FIFFS), est un cri d'alarme contre les abus sexuels sur les mineurs, dévoilant l'autre visage d'une société déchirée par ce fléau.
Ce long métrage de 105 minutes relate l'histoire de deux collégiennes de 12 ans victimes d'agression sexuelle par un homme d'âge mûr et bien positionné, dont le seul témoin de ce crime, une certaine Mia, est une hôtesse d'accueil qui se trouve en situation irrégulière.
Par peur de perdre son emploi et d’être renvoyée chez elle, Mia refuse au début de témoigner, mais sous pression de l'avocate qui s'est battue pour faire éclater la vérité, elle finit par sortir de son silence.
Cette vérité qui "fâche" et "dérange" va vite être contrefaite pour boucler l'affaire, en usant de tous les moyens (dissimulation de preuves, modification du test médical, chantage, violence...).
A travers ce film, la cinéaste interpelle une société corrompue frappée par une crise de mœurs et lance un appel pour briser le silence et prévenir l'abus et l'agression sexuelle. "Oser dire, Oser agir", tel est le message fort de ce film bien ficelé.
Il s'agit d'un regard critique sur les droits des femmes bafoués, où l'argent est toujours roi.
Le film, qui a été l'an dernier en sélection officielle à la Mostra de Venise, a remporté en 2017 les prix du meilleur film et de la meilleure actrice au Festival international du film d'Antalya (Turquie) et la Montgolfière d'argent au Festival des trois continents à Nantes (France).
 La 12è édition du FIFFS, qui se déroule du 24 au 29 septembre, est marquée par la participation de 12 films en compétition officielle des long-métrages, représentant 18 pays des cinq continents, dont 11 seront exclusivement projetés au Maroc.
 Sont en lice, "Apatride" de Najiss Nejjar (Maroc), "Lemonade" d'Ioana Uricaru (Roumanie, Canada, Allemagne, Suède), "Slut in a Good Way" de Sophie Lorain (Canada), "The Seen and Unseen (Sekala Niskala)" de Kamila Andini (Indonésie, Pays-Bas, Australie, Qatar) et "Seule à mon mariage" de Marta Bergman (Belgique, France).
Il s’agit aussi de "Los Silencios" de Beatriz Seigner (Brésil, France, Colombie), "Carmen y Lola" d'Arantxa Echevarria (Espagne), "La mauvaise réputation (What Will People Say)" d'Iram Haq (Norvège, Allemagne, Suède), "Maki’la" de Machérie Ekwa (Congo RDC, France), "Les anges portent du blanc" de Vivian Qu (Chine, France), "A deux heures de Paris" de Virginie Verrier (France) et "Jusqu’à la fin du temps" de Yasmine Chouikh (Algérie, France).

Jeudi 27 Septembre 2018

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