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Les anciens amis du Polisario lui tournent le dos les uns après les autres

Le président du COPESA souligne, de nouveau, le caractère irréaliste de l’option séparatiste et la pertinence de la proposition d'autonomie




Le fondateur et président du COPESA (Conseil péruvien d’amitié avec le Polisario), Ricardo Sánchez Serra, vient de réitérer le caractère irréaliste de l’option séparatiste, en soulignant la pertinence de la proposition marocaine d'autonomie, qui jouit de l'appréciation des pays influents du Conseil de sécurité.
Dans un article publié sur le site péruvien “Peruinforma”, sous le titre “Sáhara Occidental: Y por qué no una autonomía?” (Sahara occidental: et pourquoi pas une autonomie?) dont nous avions rendu compte dans notre édition du 25 février, il avait, en effet, indiqué que  “parmi les partisans internationaux du Polisario, nous sommes nombreux à penser que ce dernier devrait saisir l’occasion historique que lui offre le processus politique de l’ONU et accepter l’autonomie, dotée de garanties internationales”.
“Depuis qu’elle a conclu en 2004 à l’inapplicabilité du référendum pour des raisons techniques et politiques, avait-il rappelé, l’ONU a appelé à une solution politique négociée au conflit” et le Conseil de sécurité avait plaidé, dans une dernière résolution, en faveur d’”une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable”, tout en qualifiant le plan d’autonomie marocain de “sérieux, crédible et réaliste”.
Entre-temps, avait-il ajouté, «le Front Polisario est resté figé dans sa position qui cherche l’indépendance, considérée par plusieurs pays influents comme une option anachronique».
Dans une tribune publiée par le quotidien “La Razon” dans sa livraison de mercredi, il a réitéré ses positions en écrivant : «Que reste-t-il encore à faire? Accélérer la recherche d'une solution politique au conflit sur la base du processus politique des Nations unies, dans le cadre duquel l'initiative d'autonomie marocaine jouit de l’appréciation des pays influents du Conseil de sécurité et d'une grande partie de la communauté internationale”.
Dans cet article intitulé “Sahara occidental: Réponse à mes détracteurs”, Ricardo Sanchez Serra tire la sonnette d’alarme “à propos du caractère irréaliste et irréalisable de l'option d'indépendance”, en relevant que ce qui s’annonce pour l’avenir de la cause séparatiste est bien pire.
Pour étayer ces faits, l'analyste politique revient sur l’essoufflement de la thèse séparatiste promue par le Polisario, en évoquant l'effilochement des soutiens traditionnels de la cause séparatiste comme le Venezuela de Maduro, la chute du régime libyen, fort soutien politique et financier du Polisario, les problèmes institutionnels de l'Algérie, son appui principal, et les fléaux de terrorisme et d'instabilité qui sévissent dans la région du Sahel.
Tous ces facteurs jouent contre l'option d’indépendance, estime l'auteur, en soulignant que depuis les années quatre-vingt, “le Polisario souffre de retraits des reconnaissances qui se sont réduits de quatre-vingt à vingt, actuellement réparties entre des pays d'Afrique australe sous influence sud-africaine et des pays de l’Alba en Amérique latine”.
A cela s’ajoutent les tensions dans les camps, véritable bombe à retardement, poursuit l’auteur, en précisant que “les affrontements entre tribus ont mis au premier plan ce que le Polisario a longtemps cherché à cacher. c'est-à-dire le caractère tribal de sa structure, avec la prédominance hégémonique de la tribu Rguibat, ce qui remet en question l’aspect démocratique du mouvement et prédit un véritable conflit tribal (plus de 30 tribus) en cas d'indépendance”.
“Il faut être idiot et naïf pour croire que le Maroc abandonnerait un jour le territoire du Sahara. Aucune autre cause ne fait l'unanimité et le consensus de toute la société marocaine comme ce qu’on désigne au Maroc « la question nationale »”, constate l'analyste politique, en affirmant que le retour du Maroc à l'Union africaine – après avoir abandonné la politique de la «chaise vide» - a “déjà récolté ses premiers succès en désactivant l'action de cette organisation en faveur de l'option indépendance et en marginalisant la RASD et ses soutiens au sein de l'UA”.
S'interrogeant sur les raisons ayant poussé plus de dix mille personnes ainsi que tous les membres fondateurs du Polisario à quitter les camps de Tindouf, Serra n’a pas manqué de souligner les calamités et les carences dont souffrent les populations de ces camps, qui “juste subsistent”.
“Cela me brise le coeur qu’ils continuent ainsi dans cette situation. «Indépendance ou rien» n'est pas une option réaliste, sinon cruelle. Il est urgent de mettre fin à ce drame humain”, a poursuivi l’auteur, en relevant que tous ceux qui ont décidé, à différents moments du conflit, de rompre avec ledit mouvement et de rentrer au Maroc, “ont réussi à s'intégrer avec succès dans la vie politique et sociale du pays”.
“A l’occasion de la commémoration, le 27 février, de la fondation de la RASD, ça serait un péché - que Dieu ne pardonnerait pas - de tromper les gens avec un faux triomphalisme. La vérité est qu'aucune bataille n'est gagnée, sur aucun front, ni politique, ni diplomatique”, conclut l’auteur.

Jeudi 28 Février 2019

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1.Posté par Samir le 28/02/2019 15:20 (depuis mobile)
Normal le monde libre a compris les coups bas de bas de gamme du régime de la honte et de la haine d''alger

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