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Leïla Slimani présidente du jury du prix du Livre Inter

Les primés sont quasiment assurés de figurer parmi les meilleures ventes




La romancière Leïla Slimani a été choisie comme présidente du jury du prix du Livre Inter, un prix littéraire très prisé qui sera décerné
le 4 juin
.

Lauréate du prix Goncourt en 2016 pour "Chanson douce" (Gallimard), un roman désormais traduit en 38 langues, et "représentante personnelle" du président Emmanuel Macron pour la Francophonie, Leïla Slimani succède à Elisabeth Badinter. La romancière âgée de 36 ans présidera un jury composé de 24 auditeurs-lecteurs de la radio publique (12 hommes et 12 femmes). Les dix livres retenus seront présentés sur France Inter fin mars début avril, a indiqué la station.
Leïla Slimani, née en 1981, a grandi à Rabat, au Maroc, dans une famille aisée. «Une bulle protégée», dit-elle, «une existence un peu marginale par rapport au reste de la société marocaine». Son père, né à Fès, était banquier. Il a étudié en France, puis est retourné au pays natal pour devenir secrétaire d’Etat, dans les années 1970. Il a ensuite dirigé une banque, jusqu’à ce qu’un scandale financier lui vaille de tomber en disgrâce. Il est mort en 2004. Sa mère, d’origine alsacienne et algérienne, a été une des premières femmes médecins du pays. Slimani a étudié au lycée français de Rabat, et ses parents parlaient français à la maison, si bien qu’elle parle mal l’arabe. Elle a reçu une éducation progressiste. «[Nos parents] nous ont toujours dit, à mes sœurs et à moi, que notre corps nous appartenait, qu’on avait le droit d’en disposer comme on voulait, dit-elle à "Elle". Et, en même temps, qu’on n’avait pas le droit de se promener avec un homme. Allez comprendre.»
Après l’obtention de son bac au lycée français de Rabat, la jeune fille souhaite poursuivre ses études en France. Après l’hypokhâgne, elle sort diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris. Après avoir envisagé le métier de comédienne avec un passage par le cours Florent, Leïla Slimani s’oriente finalement vers le journalisme. Elle effectue un stage à «L’Express» qui confirme son choix, puis elle décroche un poste à la rédaction de l’hebdomadaire «Jeune Afrique» en 2008. En 2012, elle décide de démissionner pour se consacrer à sa passion, l’écriture. En 2014, son roman, «Dans le jardin de l’ogre», est publié chez Gallimard. Sa plume fait mouche et l’ouvrage est sélectionné parmi les finalistes pour le prix de Flore. La consécration arrive en novembre 2016, lorsqu’elle obtient le Prix Goncourt pour son deuxième roman, «Chanson douce». Depuis, l’écrivain prolifique a publié trois ouvrages en 2017, «Sexe et mensonges : La vie sexuelle au Maroc», «Paroles d’honneur», et «Simone Viel, mon héroïne». Le 6 novembre 2017, elle est nommée représentante personnelle d’Emmanuel Macron pour la promotion de la Francophonie.

Mehdi Ouassat
Vendredi 2 Mars 2018

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