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Le transsaharien de Zagora : Un festival pour la transmission des valeurs esthétiques et humaines

L’eau constitue un enjeu vital et le cinéma international l’a souvent traité sous différents angles




 Transmission des valeurs. Voilà le credo de tout un festival. Le film transsaharien de Zagora qui vient de clore ses activités, dimanche soir, est clair dans ses choix. Un groupe d’acteurs associatifs et de promoteurs touristiques s’était mis d’accord pour impulser un nouveau souffle à cette ville, joyau du Sud-est marocain. Le cinéma était le créneau porteur et le moyen de transmission. Les intervenants qui avaient commencé à mettre à profit leurs propres moyens, voyaient dans le ciné-tourisme, une opportunité pour mettre en relief le potentiel naturel, mais aussi culturel de la région. L’on visionnait des films, l’on passait au débat, mais l’on procédait par la suite à des visites d’exploration des sites touristiques : gravures rupestres, dunes de Tinfou et de Mhamid, la palmeraie, les casbahs, le désert nocturne et les ksours riverains de Oued Dra, berceau de civilisations séculaires.
Aujourd’hui, l’on garde la même mission, à savoir la mise en avant de plusieurs valeurs, notamment la protection de l’environnement, comme garant de la pérennité de l’espèce humaine et de son cadre naturel viable. Le thème choisi cette année, à savoir «Le cinéma, l’eau et la vie » s’inscrit parfaitement dans cette perpective. Les initiateurs de cet événement veulent par là faire prévaloir les inquiétudes, les préoccupations et les interrogations de toute une population. «L’eau constitue un enjeu vital et le cinéma international l’a souvent traité sous différents angles, et il serait souhaitable que les habitants de la région prennent conscience du déficit hydrique et de la nécessité de préserver cette ressource pour les générations futures. Il s’agit également d’un message clair aux autorités compétentes, pour pallier ce problème et appliquer des politiques publiques sereines, mais aussi pérennes », nous confie le directeur du Festival, Ahmed Chahid.  
L’éducation des jeunes de la ville au 7-ème art reste donc une tâche primordiale que s’est assignée le Transsaharien, afin développer  la sensibilité artistique des jeunes, les préparer à des choix artistiques judicieux, mais aussi  leur apprendre que l’art et la culture sont des leviers efficients pour le développement durable. La culture, dans un monde où les valeurs d’entraide, de coopération et de solidarité sont en train de se perdre, a besoin d’alliés institutionnels. C’est pourquoi il est temps de réagir et de prêter main forte à ce genre de programmes, à tendance éducative et constructive. Il n’est plus admis que le système de subvention soit aussi centraliste, alors que le Royaume ne cesse d’invoquer la régionalisation élargie comme slogan fédérateur. Pour le Centre cinématographique marocain (CCM) et les autres institutions compétentes, il y a lieu de mettre en application le principe de la justice spatiale, à tous les niveaux, et de surcroît, dans le champ culturel, comme moteur de développement.

Mustapha Elouizi
Mardi 5 Décembre 2017

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