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Avec l’arrivée de PSA qui va installer une usine de 90.000 véhicules par an, 200.000 à terme à Kénitra, au sud de Tanger, le Maroc aura enfin son deuxième constructeur après Renault. Une arrivée longtemps espérée qui faisait l’objet de folles rumeurs dans les milieux d’affaires à Casablanca, Rabat et Tanger.
De quoi conforter un tournant qui reconfigure toute l’industrie marocaine, surtout au nord du pays. Tanger accueille, on le sait depuis 2012, une usine XXL de Renault. Taillé pour 340.000 véhicules Dacia, ce site de 6.000 salariés a coûté 1,1 milliard d’euros. Il avait été piloté par… Carlos Tavarès, actuel PDG de PSA et transfuge de Renault.
Cette année, l’usine la plus grosse du continent dont la montée en puissance a été ralentie par la mollesse du marché européen, devrait assembler 250.000 véhicules. Avec la Somaca, l’usine historique de Casablanca (60.000 véhicules par an en CKD) détenue à 75 % par Renault, et le projet PSA, la capacité théorique du Maroc affichera bientôt le demi-million de voitures. Renault a drainé un groupe d’équipementiers sur lesquels PSA compte bien s’appuyer. Ford vient d’ailleurs d’ouvrir un bureau d’achat à Tanger pour accroître le sourcing « made in Morocco » de son site de Valence. Il faut compter aussi avec une des activités phares de ce Maroc automobile émergent: le câblage et les 40.000 salariés des usines de Sumitomo, Leoni ou Delphi.
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