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Il y aura ouverture au Maroc de quatre guichets et de quatre banques participatives en janvier prochain. Les discussions à ce propos sont à un stade très avancé et des pourparlers ont été engagés avec Bank Al Maghrib pour leur ouverture imminente, nous ont confié certaines sources sous le seau de l’anonymat. Des informations que Hicham Attouch, président du Forum des économistes marocains, prend au sérieux. D’après lui, plusieurs signes ont été émis dans ce sens et augurent que l’ouverture des banques participatives est une question de quelques semaines, voire quelques jours. « On a assisté depuis février dernier à des négociations entre des banques de la place et des banques internationales islamiques de la finance. Il y a eu des discussions avec des banques américaines, françaises, britanniques et du Moyen-Orient à propos de 18 actions dont la création des guichets ou des banques alternatives », nous a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Ceci d’autant plus que le Maroc dispose aujourd’hui de l’ensemble des instruments législatifs, réglementaires et fiscaux nécessaires au lancement de ces banques participatives. En effet, le retard accusé dans ce dossier est dû au fait que l’année dernière, il y a eu promulgation de la loi y afférente mais échec des négociations entre l’Exécutif et banque Al Fayçal qui a voulu s’installer sur le marché bancaire marocain en tant qu’établissement indépendant des banques existantes et qu’il n’y a pas eu de mise en place de l’assurance Takafoul. Il aura fallu également adopter un texte sur les Sukuks (Certificats d'investissement conformes à la charia) et la mise en place d’une comite représentant le Conseil supérieur des oulémas ainsi que l’adoption par la Banque centrale de certaines règles. En d’autres termes, il a fallu la mise en place de tout un arsenal juridique pour que ce processus aboutisse ».
Aujourd’hui, nombre de ces mesures sont en cours de mise en œuvre. Tel est le cas des Sukuks qui seront émis par le Maroc avant le milieu de l'année prochaine. D’après, Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances, ces nouveaux instruments financiers devraient contribuer au développement de la banque participative en lui permettant, en fonction des besoins, soit de placer ses liquidités, soit de mobiliser des ressources pour financer son activité.
Notre source estime également que l’ouverture des banques participatives est imminente puisque l’introduction de la finance participative consacrera la volonté de faire du Maroc, à travers Casablanca Finance City, un hub financier régional capable d’intégrer ce type de financements.
Ces banques participatives et leurs produits auront-elles un impact sur les banques et les produits classiques ? « Absolument pas. Ces nouvelles banques demanderont beaucoup de temps avant de faire leur place. Leurs produits seront plus chers pour des raisons purement techniques et non pas pour des raisons de marché. En fait, il s’agit de produits nouveaux qui doivent concurrencer ceux qui sont déjà sur le marché », nous a répondu Hicham Attouch. Et de conclure : « Donc, il ne faut s’attendre à une performance extraordinaire de ces banques lors des deux premières années de leurs mise sur le marché ».
Aujourd’hui, nombre de ces mesures sont en cours de mise en œuvre. Tel est le cas des Sukuks qui seront émis par le Maroc avant le milieu de l'année prochaine. D’après, Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances, ces nouveaux instruments financiers devraient contribuer au développement de la banque participative en lui permettant, en fonction des besoins, soit de placer ses liquidités, soit de mobiliser des ressources pour financer son activité.
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Ces banques participatives et leurs produits auront-elles un impact sur les banques et les produits classiques ? « Absolument pas. Ces nouvelles banques demanderont beaucoup de temps avant de faire leur place. Leurs produits seront plus chers pour des raisons purement techniques et non pas pour des raisons de marché. En fait, il s’agit de produits nouveaux qui doivent concurrencer ceux qui sont déjà sur le marché », nous a répondu Hicham Attouch. Et de conclure : « Donc, il ne faut s’attendre à une performance extraordinaire de ces banques lors des deux premières années de leurs mise sur le marché ».