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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta réélu pour un second mandat




Le président sortant du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans avec 67,17% des voix au second tour, contre 32,83% à l'opposant Soumaïla Cissé, a annoncé jeudi le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf.
Selon ces résultats officiels complets, qui devront encore être validés par la Cour constitutionnelle, M. Keïta a obtenu 1.798.632 voix, pour 879.235 au chef de file de l'opposition.
Le taux de participation au scrutin du 12 août a été de 34,54%, a précisé le ministre sur la télévision publique ORTM.
Avec ses 41,70% des suffrages récoltés au premier tour le 29 juillet, M. Keïta disposait d'une confortable avance sur Soumaïla Cissé, qui n'avait été crédité que de 17,78% des voix et n'a pas su réunir l'opposition derrière sa bannière.
M. Keïta entrera en fonction le 4 septembre avec la lourde tâche de relancer l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-rébellion à dominante touareg, dans un pays toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq années d'interventions militaires internationales.
En 2013, les deux hommes s'étaient déjà affrontés au second tour et M. Keïta, dit "IBK", l'avait emporté avec 77,6%" des suffrages.
Dans les heures qui ont précédé l'annonce des résultats, l'accès à Internet était inaccessible à Bamako sur les réseaux mobiles des principaux opérateurs du pays, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"Ma 3G ne marche pas depuis hier soir. Le Wifi à la maison, sur une ligne fixe Malitel marche plutôt bien pour le moment", a indiqué un photographe travaillant pour l'AFP.
La mission des observateurs électoraux de l'UE au Mali avait exhorté les autorités à "garantir l'accès sans entraves à Internet et aux réseaux sociaux", après des perturbations constatées lors du premier tour.
Les observateurs s'attendaient à un taux de participation très bas, le scrutin n'ayant pas passionné une population lassée par la persistance des attaques jihadistes, auxquelles se mêlent souvent des violences intercommunautaires, et dont près de la moitié vit sous le seuil de la pauvreté bien que le Mali soit redevenu le premier producteur africain de coton et que son économie enregistre une croissance supérieure à 5% depuis plusieurs années.
La communauté internationale attend du vainqueur, qui entrera en fonctions le 4 septembre, qu'il relance l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-rébellion à dominante touareg, dont la mise en œuvre accumule les contretemps et qui n'a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.
L'ONU mène également dans le pays sa plus importante mission actuelle, tandis que la force du G5 Sahel s'y déploie progressivement.

Vendredi 17 Août 2018

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