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Le ministère de la Santé aspire à plus de 18.000 tests par jour

On en est trop loin


Le variant britannique n 'est pas décelable par tous les PCR

Pendant que la campagne de vaccination suit son cours avec plus de 700.000 personnes ayant reçu la première dose de l’antidote, et une volonté affichée par le ministère de la Santé de porter la cadence de vaccination à une moyenne de 80.000 quotidiennement, via la hausse du nombre de centres opérationnels à 900, les autorités sanitaires ont, par ailleurs,mis à jour le manuel de procédures de veille et de riposte à l’infection au Sars-Cov2. Des modifications qui concernent notamment le nombre de tests réalisés chaque jour, et dont la baisse n’a pas échappé au ministère de la Santé. “Il a été observé une diminution du nombre de tests réalisés, malgré la dotation des régions en quantité suffisante de tests antigéniques rapides”, souligne t-il, tout en avouant que “cela rend difficile l’interprétation des données de surveillance au niveau de certaines régions”. Dès lors, parler avec optimisme de cas d’infection en baisse tient plus d’un constat biaisé que d’une réalité actée. En partant du principe que le variant britannique du Sars-Cov2, hautement contagieux, a d’ores et déjà été détecté sur le territoire national, s’écarter ainsi de la doctrine de la stratégie nationale de riposte qui tient en 3 mots: tester - traiter - tracer,s’avère être périlleux. Sans surprise donc, le ministère de la Santé a mis la barre un peu plus haut dans une circulaire datée du 8 février, en fixant l’objectif en termes de tests au niveau national à un seuil minimum de 129.200 tests hebdomadaires, soit 18.460 par jour. Mais cela est-il pour autant suffisant pour enrayer la propagation de nouveaux variants ? Rien n’est moins sûr. Et pour cause, d’après plusieurs médias européens, dans un continent où les variants britannique, brésilien et sud-africain sont en circulation active, seuls certains tests PCR permettent de dire si un patient est infecté par une des souches mutantes du Covid-19 et notamment la souche britannique. En l'occurrence, un test PCR de la marque américaine Thermo Fisher dont la particularité est de détecter une anomalie dans un test positif. La seconde option est d’envoyer les prélèvements, à l’un des centres de référence,spécialisés dans le «séquençage». Au Maroc, les nouveaux variants ont également inquiété les scientifiques et leur dangerosité a interpellé les autorités sanitaires. En conséquence, le plan national de surveillance et de veille génomique, créé au mois d'avril, a logiquement été renforcé. Outre le dépistage de l’apparition ou de l’introduction de nouvelles variantes génétiques de la Covid-19 sur le territoire national, le plan vise également à évaluer l’impact des mutations sur la transmissibilité et la sévérité du virus, ainsi que sur la performance des méthodes de diagnostic moléculaire,sérologique et antigénique. Sans oublier de déterminer l’impact des mutations sur l’efficacité vaccinale et confirmer les cas de réinfection avec la même souche virale. Mais pour l’instant, les retours sont très rares et la communication est au compte-gouttes. En tout cas,sachant que les tests PCR ne se valent pas, il vaudrait mieux que les autorités sanitaires aient visé juste lors de la production ou l’approvisionnement en kits de dépistage. Car il est évident que les laboratoires qui collaborent dans le cadre du plan national de riposte, seraient incapables, par la force des choses, de séquencer l’ensemble des tests pratiqués, surtout si ces derniers ne parviennent pas à détecter une anomalie dans un test positif comme cela est le cas avec les tests PCR de la firme américaine Thermo Fisher. Un volet de la surveillance épineux qui requiert une attention particulière afin d'éviter que le variant britannique ne prenne le dessus sur la souche classique. D’ailleurs, le fait qu’un seul cas du variant britannique ait été détecté au Maroc depuis près de deux semaines, devrait alerter les autorités. Mais à l’évidence, tous les projecteurs sont rivés sur la campagne de vaccination.Le faible nombre de personnes testées quotidiennement en est le parfait exemple. 

Chady Chaabi
Mercredi 10 Février 2021

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