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Le ministère de l’Education fait montre de fermeté face aux enseignants contractuels

Poursuite de la grève jusqu’au 24 mars et annonce de l’application des procédures administratives idoines contre les absents




L’histoire des relations entre les enseignants contractuels et le ministère de l’Education nationale n’a jamais été un long fleuve tranquille. Loin s’en faut. A preuve, les premiers sont en grève depuis le 18 jusqu’au 24 mars, ponctuée de rassemblements au niveau des régions et de sit-in devant les sièges dudit département et du Parlement pour un sit-in nocturne et d’une manifestation nationale dimanche à Rabat alors que le second a sorti un communiqué dans lequel il a fait montre de fermeté.
Face à la persistance des manifestations des enseignants contractuels malgré l’offre du gouvernement qui répond, selon lui, à leurs principales revendications, le ministère a accusé, via un communiqué qu’il a rendu public dimanche, certaines parties, sans les nommer, « de faire pression sur les enseignants contractuels pour les décourager de rejoindre leurs départements et de s’acquitter de leurs tâches », et ce, malgré « le respect par le gouvernement de ses obligations envers des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF) en apportant les modifications nécessaires au statut de ces cadres ».
Dans ce sens, le ministère a assuré qu’il veillera à apporter la protection nécessaire à tous les enseignants dans et autour des établissements scolaires, pour qu’ils puissent s’acquitter de leurs tâches professionnelles dans les meilleures conditions, tout en soulignant qu’il prendra toutes les mesures administratives et juridiques à l’encontre de toute personne qui entraverait le déroulement normal des cours et qu’il appliquera les procédures administratives en vigueur à l’encontre des enseignants absents.
Il convient de rappeler que le ministre de l'Education nationale, Said Amzazi, avait récemment déclaré que les propositions du gouvernement modifiant le statut des AREF visent à rehausser la qualité du recrutement par contrat, en passant à une situation réglementaire similaire à celle des fonctionnaires soumis au statut particulier du personnel de l’Education nationale, et ce dans le cadre du recrutement par les AREF.
Intervenant lors d’une réunion avec les syndicats de l’enseignement les plus représentatifs, tenue à la demande du chef du gouvernement, Said Amzazi avait, en effet, affirmé que les propositions du gouvernement portent sur les axes de l’amendement des dispositions du statut des cadres des AREF et les droits qui y seront incorporés, ainsi que sur l’adoption de ces amendements.
Il a précisé que l’axe d’amendement du statut concerne, notamment, l’abandon du système contractuel et la résiliation du contrat, par le réexamen de tous les articles abordant la résiliation du contrat du fait que le système contractuel n’est plus en vigueur. Il porte, également, sur l’exercice d’activités en dehors des horaires de travail, en autorisant aux cadres des AREF de les exercer, à condition que les activités en question ne soient pas rémunérées, à l’instar des autres fonctionnaires.
Les propositions du gouvernement concernent aussi la promotion en accordant aux cadres des AREF le droit à l’avancement de grade et d'échelle tout au long de leur carrière. Il s’agit également de la révision de l’article 25 du statut relatif à la retraite suite à une maladie grave, de manière à répondre favorablement à cette revendication et permettre aux cadres des AREF l’accès aux mêmes droits des autres fonctionnaires.
Concernant le cas de l’incapacité, les propositions du gouvernement portent sur l’application, aux cadres des AREF, des mêmes dispositions valables pour les fonctionnaires de l’administration publique. Il s’agit, de surcroît, du droit à la mobilité à l’intérieur de la région d’affectation, de l’intégration d’office sans recours à l’avenant au contrat, de la titularisation directement après l’intégration au corps des cadres des AREF et l’admission à l’examen de qualification professionnelle et du reclassement au grade 2 de la classe 2 (échelle 10), tout en conservant l’ancienneté acquise au sein de l’AREF.
Le deuxième axe des propositions du gouvernement porte en particulier sur la possibilité de candidature au concours des inspecteurs si les conditions sont réunies, à l’instar des autres enseignants de l’Education nationale. Idem pour les concours d’agrégation, l’accès à l’administration pédagogique et l’orientation et la planification pédagogique.
Les propositions du gouvernement visent également à permettre l’accès aux postes de responsabilité (chef de service, chef de division, directeur provincial,…), conformément aux conditions et modalités en vigueur.

H.T
Mardi 19 Mars 2019

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