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Le judaïsme marocain, une composante singulière de l’identité plurielle du Maroc


Libé
Mardi 29 Décembre 2020

Le judaïsme est une composante essentielle et singulière de l’identité plurielle du Maroc, forgée à travers deux millénaires et qui fait du Royaume un modèle et une exception unique dans la région du sud de la Méditerranée et en terre d’Islam.

En tant que Commandeur de tous les Croyants, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, n’a eu de cesse, depuis Son accession au Trône de Ses Glorieux Ancêtres, d’accorder une très grande importance aux questions ayant trait au dialogue des religions, des civilisations et des cultures, notamment à celle relative à la patrimonialisation et à la valorisation de la culture juive.

L’intérêt particulier qu’accorde SM le Roi, Amir Al-Mouminine, au patrimoine culturel et cultuel de la communauté juive marocaine, et Sa volonté permanente de préserver la richesse et la diversité des composantes spirituelles du Royaume et de son patrimoine authentique s’est illustrée, le 15 janvier dernier, à travers la visite qu’a effectuée le Souverain à «Bayt Dakira» dans l’ancienne médina d’Essaouira, après des travaux de restauration.

Haut lieu d’histoire, de culture et de spiritualité, Bayt Dakira est un espace de mémoire qui raconte par les objets, les textes, la photo et le film l’exceptionnelle saga du Judaïsme dans la ville d’Essaouira et de ses patrimoines: du cérémonial du thé à l’art poétique hébraïque, de l’orfèvrerie du filigrane de l’or et de l’argent à la broderie et à la confection de somptueux caftans, des arts culturels à la littérature et des rituels souiris à la synagogue aux grands comptoirs du négoce qui ont fait le rayonnement de Mogador au 18è et 19è siècle.

Ayant pour centre de gravité la Synagogue «Slat Attia», cette maison-mémoire présente et explique tous les passages de la vie juive à Essaouira, de la naissance au décès et de la Bar Mitzvah au mariage. Il s’agit également d’un lieu de pédagogie grâce au Centre de Recherches Haim et Célia Zafrani sur l’histoire des Relations entre le Judaïsme et l’Islam, qui constitue un espace d’échange entre les chercheurs de divers horizons et un espace de partage, de transmission et de résistance à l’amnésie.

La mémoire judéo-marocaine, mise en avant à «Bayt Dakira», a été mise à l’honneur depuis plusieurs années à travers plusieurs actions initiées par SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, et visant la rénovation et la sauvegarde du patrimoine et des lieux de cultes juifs. Il en est ainsi de la synagogue « Slat El Fassyine » de Fès, classée au patrimoine mondial par l’Unesco et qui a été restaurée en 2013 et transformée en lieu de mémoire juive. S’inscrivant dans cette démarche, en 2017, le quartierjuif de Marrakech a été rénové et rebaptisé «El Mellah». Ses rues arborent de nouveau des plaques en Hébreu pour accueillir des touristes dont la plupart viennent d’Israël.

En avril 2019, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait lancé, dans le cadre du programme complémentaire de mise en valeur de la médina de Fès, le projet de construction d’un musée de la culture juive. Ce musée viendra s’ajouter à l’unique musée juif du monde arabo-musulman sis à Casablanca et qui abrite des collections d’objets reflétant deux mille ans de vie juive au Maroc et au sein duquel de nombreuses expositions sont organisées pour faire connaître la culture judéo-marocaine à un large public.

Toujours à l’initiative de SM le Roi, Amir Al-Mouminine, un programme de réhabilitation des cimetières juifs au Maroc a été lancé en 2010, permettant ainsi la réhabilitation de 167 cimetières, dont celui d’El Jadida qui date du XIX siècle et qui accueille la tombe de saint Rabbi Ihya Haïm Assouline.

En somme, l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël est due en grande partie à l’attachement indéfectible de la communauté juive marocaine à son pays d’origine et aux liens particuliers que Sa Majesté le Roi entretient avec cette communauté vivant au Maroc et partout dans le monde, y compris en Israël.

Armando Manzanero

Le judaïsme marocain, une composante singulière de l’identité plurielle du Maroc
Le chanteur-compositeur mexicain Armando Manzanero, icône du boléro latino-américain, est mort lundi à 86 ans des suites du Covid-19, a annoncé le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador. “C’est quelque chose de très triste. Don Armando Manzanero, un grand compositeur, l’un des meilleurs du pays, était aussi un homme sensible aux questions sociales. Je regrette vivement sa mort”, a déclaré le chef de l’Etat, visiblement ému, lors de sa conférence de presse matinale quotidienne.

Né le 7 décembre 1934 au sein d’une famille indigène maya, dans l’Etat du Yucatan (est), Armando Manzareno était un compositeur particulièrement prolifique, très connu en Amérique latine pour ses ballades romantiques. “Ses chansons font partie intégrante de l’éducation sentimentale des Mexicains”, a écrit la ministre de la Culture, Alejandra Frausto, sur Twitter.

Le chanteur-compositeur est décédé d’une crise cardiaque dans la nuit de dimanche à lundi, dans un hôpital de Mexico, a confirmé son attaché de presse à l’AFP. L’artiste avait été hospitalisé le 17 décembre après avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Six jours plus tard, il avait été intubé “avec son plein consentement”, selon son entourage


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