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Le gouvernement syrien prêt à des échanges de prisonniers

L'opposition a choisi ses délégués pour Genève




Le gouvernement syrien prêt à des échanges de prisonniers
Le gouvernement syrien a indiqué lundi qu'il était prêt à accepter des échanges de prisonniers avec les groupes rebelles, un gage de bonne volonté qui pourrait aider les deux camps dans la préparation des négociations de paix.
La presse officielle syrienne a précisé que le régime de Damas était "toujours prêt" à un échange de prisonniers détenus dans ses prisons contre des personnes "enlevées par des groupes terroristes".
Les organisations en lutte contre le pouvoir de Bachar al Assad n'ont pas fait connaître leur réponse dans l'immédiat. Les opposants syriens ont, à de nombreuses reprises, demandé la libération des prisonniers comme une mesure humanitaire préalable aux pourparlers de paix.
Le ministère kazakh des Affaires étrangères a indiqué samedi que le gouvernement syrien et les délégations de l'opposition étaient invités à des réunions consacrées au conflit et prévues à Astana mercredi et jeudi.
En parallèle, le processus de négociation sous l'égide de l'Onu doit démarrer le 20 février à Genève. Des échanges de femmes prisonnières et d'otages, principalement des enfants, ont eu lieu récemment entre gouvernement et rebelles dans la province d'Hama dans le nord-ouest du pays.
Par ailleurs, la principale organisation représentative de l'opposition syrienne, le Haut comité pour les négociations (HCN), a approuvé dimanche la composition de la délégation qui doit participer aux prochaines négociations sous l'égide de l'Onu à Genève, en y intégrant des groupes soutenus par la Russie critiques de l'insurrection armée contre le président Bachar al Assad.
A l'issue de deux jours de débats à Ryad, le HCN a déclaré dans un communiqué que cette délégation de 21 personnes incluaient des membres de deux alliances dissidentes avec lesquels il était auparavant en conflit.
Ces deux alliances ont longtemps désavoué la rébellion armée en arguant du fait que la transition politique en Syrie ne pouvait découler que d'un processus pacifique. Parmi leurs membres figure un ancien ministre de Bachar al Assad proche de Moscou.
Mohammad Sabra, choisi comme négociateur en chef du HCN, a déclaré à la chaîne saoudienne Al Hadath que la délégation réunissait différents groupes et il a accusé - sans les nommer - des puissances étrangères d'avoir essayé d'influencer la composition de la délégation, une référence apparente à la Russie.
Les discussions de Genève doivent débuter le 20 février. Dans son communiqué, le HCN précise que l'objectif de ces pourparlers est de permettre une transition politique sous l'égide des Nations unies en faisant en sorte que Bachar al Assad ne joue plus aucun rôle dans l'avenir de la Syrie.
Il n'évoque pas pour autant le départ du pouvoir du président syrien dès le début de la phase de transition, sur lequel il insistait auparavant.

Mardi 14 Février 2017

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