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Le foncier, les PSH et les déficits hydriques au cœur des questions du Groupe socialiste




Fatiha Seddas, Amina Talbi,  Mohamed Alami et Mohammed El Mellahi plaidant la cause socialiste au grand oral mensuel du Chef du gouvernement
Fatiha Seddas, Amina Talbi, Mohamed Alami et Mohammed El Mellahi plaidant la cause socialiste au grand oral mensuel du Chef du gouvernement
Le grand oral mensuel du chef du gouvernement, qui a eu lieu mardi 25 juillet 2017 à la Chambre des représentants a été une occasion  pour le Groupe socialiste de soulever plusieurs questions d’ordre social, économique et politique. Le foncier, les personnes en situation de handicap, la régionalisation élargie et la question de terres « Guich », ainsi que le manque d’eau potable, sont autant de questions qui ont interpellé Saâd Eddine El Othmani. 
Au nom du Groupe socialiste, le député Mohammed El Mellahi s’est ainsi interrogé sur l’intégration des personnes en situation de handicap dans la Fonction publique, en l’occurrence le secteur de l’enseignement, soulignant les bienfaits d’une approche fondée sur les principes de la régionalisation élargie, avec le rôle majeur que devraient bien jouer les élus dans les régions et provinces dans la résolution de tels problèmes sociaux. Dans un pays d’institutions, il y a bien lieu d’ériger l’action gouvernementale unifiée en un travail coordonné et efficace sur le plan régional. 
En guise de réponse, le chef du gouvernement, d’accord sur une grande partie de l’intervention du député socialiste, a imputé la responsabilité aux élus régionaux et provinciaux, fustigeant dans ce contexte les députés et présidents de collectivités qui ne permettent pas les accessibilités à cette catégorie, ou ne mettent pas à profit le principe du quota de 7 % des recrutements. Il a, par conséquent, promis d’imposer ces principes dans toutes les dimensions de la vie publique, soulignant que l’Etat a procédé à la révision des arrêtés relatifs aux modalités d’organisation des concours et promis de réserver un poste sur 7 mis à disposition, et mettre en application le principe du quota des 7 % à partir du septième poste lancé pour concurrence. 
De son côté et consciente du rôle majeur du foncier dans le développement socioéconomique, la députée Fatiha Seddas a interpellé le chef de l’Exécutif sur les mesures prises par le gouvernement, à même de pallier les dysfonctionnements de ce secteur. Saâd Eddine El Othmani a répondu que son gouvernement est en train de se pencher, en collaboration avec des milieux d’expertise reconnue, sur l’élaboration d’une véritable politique de l’Etat en la matière, fondée sur trois principes, à savoir la globalité, l’efficacité et l’intégration. Pour ce, il est impératif, selon le chef du gouvernement, de passer par la révision des textes encadrant ce secteur dans ses deux volets public et privé, prônant les mesures d’adaptation pour rationaliser toutes les interventions requises. Sur un autre registre, la députée Amina Talbi qui a bien mis l’accent sur la complexité du secteur foncier, a incité le gouvernement à prendre en considération les ayants droit des terres collectives et des terrains «Guich». Mme Talbi qui a mis en exergue l’approche suivie dans le cas des terres collectives, a au contraire pointé du doigt la démarche adoptée dans le cas des terrains « Guich » dont les propriétaires disposent même de documents légaux délivrés par le cadastre. 
Par ailleurs, le chef du Groupe socialiste à la Chambre des conseillers, Mohamed Alami, a attiré l’attention du gouvernement, sur la question du déficit de l’eau potable, s’interrogeant, par la même occasion, sur la politique adoptée par le gouvernement pour relever les défis relatifs à cette crise dont souffrent beaucoup de citoyens au Royaume, notamment en cette saison d’été. Suite à la réponse de la secrétaire d’Etat chargée de l’Eau, le chef du Groupe socialiste a souligné qu’il s’agit là d’un principe constitutionnel, étant donné l’importance vitale de cette matière, pour l’homme et l’environnement. Il est dès lors impératif, précise M. Alami, d’entreprendre des démarches à même d’aider à sa conservation pour le bien de la société, notamment les populations du monde rural et de l’économie nationale. Le Maroc reste parmi les pays menacés de déficits hydriques à l’horizon 2020, une situation, indique-t-il, qui sera aggravée par une croissance démographique galopante et des activités économiques diversifiées.
 

H.T et agence
Samedi 29 Juillet 2017

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