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Le déficit commercial a la peau dure

Les résultats des échanges extérieurs à fin juillet 2019 font ressortir une hausse de 4,3% en glissement annuel




En dépit d’une conjoncture économique jugée globalement favorable, le déficit commercial  continue de s’accroître. En effet, « les résultats des échanges extérieurs à fin juillet 2019 font ressortir une hausse, en glissement annuel, du déficit commercial de 4,3% à 122,8 milliards de dirhams », a indiqué récemment la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).
Le creusement du déficit commercial a découlé d’une hausse des importations (+3,7%) plus importante que celle des exportations (+3,3%), alors que le taux de couverture s’est établi, de son côté, à 57,8% au lieu de 58,1% un an auparavant, a expliqué ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances.
La hausse des exportations est attribuée au bon comportement des ventes de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de l’aéronautique et de l’automobile, a relevé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de septembre (N°271) notant que les exportations de biens se sont inscrites en hausse de 3,3% pour atteindre 168,3 milliards de dirhams.
« Les exportations de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont tiré à la hausse les exportations marocaines à fin juillet 2019, avec une augmentation de 6,5%, portant ainsi leur valeur à 38,1 milliards de dirhams », a souligné la DEPF attribuant cette évolution à l’amélioration des ventes du segment de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,3 milliard de dirhams) et de celui de l’industrie alimentaire (+932 millions de dirhams).
S’agissant des nouveaux métiers mondiaux du Maroc, il ressort que les exportations du secteur automobile, premier  secteur exportateur du Maroc, ont augmenté de 2% à plus de 44,3 milliards de dirhams. Tout comme l’aéronautique qui a, également, enregistré une hausse de ses exportations (+11,5% à 9,3 milliards de dirhams). Alors que les exportations du secteur de l’électronique ont reculé de 1,2% se situant à 5,1 milliards de dirhams.
A noter que les expéditions de phosphates et dérivés se sont établies à près de 30 milliards de dirhams à fin juillet 2019, en hausse de 3%, après la progression des ventes d’acide phosphorique (+1,7 milliard de dirhams).
Quant aux exportations du secteur du textile et cuir, ils ont baissé de 1,3% pour atteindre 22,6 milliards de dirhams, soit 13,4% des exportations totales, résultant de la baisse des exportations des vêtements confectionnés (-0,7%), des articles de bonneterie (-2,4%) et des chaussures (-8,9%). Tandis que les ventes des autres extractions minières ont affiché un retrait de 8,7% à près de 2,5 milliards de dirhams.
Occasionnée principalement par les biens d’équipement, les produits finis de consommation et les demi-produits, les importations de biens ont culminé à 291,1 milliards de dirhams à fin juillet 2019, a indiqué la DEPF notant une  progression de 3,7%.
A fin juillet, les biens d’équipement ont affiché une progression de 8,8% à plus de 75,2 milliards de dirhams qui s’explique essentiellement par l’appréciation des achats des avions et autres véhicules aériens (+5,8 milliards de dirhams), des machines et appareils divers (+1 milliard) et des voitures utilitaires (+745 millions).
Pour leur part, les importations de demi-produits ont connu une hausse de 5% à 62,4 milliards de dirhams tandis que celles des produits finis de consommation se sont accrues de 5% à près de 66,2 milliards de dirhams.
En ce qui concerne les autres postes de produits, il ressort de la note de la DEPF que les achats de produits énergétiques ont enregistré un retrait de 2,1% à plus de 45 milliards de dirhams, en rapport avec le retrait de l’énergie électrique (-1,6 milliard de dirhams), du gas-oil et fuel-oils (-356 millions) et de l’essence de pétrole (-118 millions).
A noter que les achats de produits bruts ont reculé de 4% à 13,7 milliards de dirhams, recouvrant une baisse de ceux de l’huile d’olive brute ou raffinée (-240 millions de dirhams) et de ceux du minerai de cobalt (-200 millions). Tandis que les importations des produits alimentaires ont connu une baisse de 1,5% à 28,4 milliards de dirhams.
Enfin, les recettes de voyages et les transferts des MRE ont permis de couvrir près de 64% du déficit commercial.
Avec un excédent de 29,5 milliards de dirhams, la balance des voyages a affiché une hausse de 5,4% à fin juillet 2019 impulsée par l’accroissement des recettes de voyages de +5,8% à 41 milliards de dirhams. Alors que les transferts des MRE ont, pour leur part, accusé une baisse de 1% à 37,4 milliards de dirhams.
Ainsi, « ces deux postes ont permis de couvrir 63,8% du déficit commercial, après 64,9% un an auparavant », a souligné la DEPF notant, par ailleurs que le flux des investissements directs étrangers (IDE) a affiché un retrait de 17,2% pour se situer à 10,5 milliards de dirhams. Tandis que le flux des Investissements directs marocains à l’étranger (IDME) s’est élevé à 5,6 milliards de dirhams à fin juillet 2019.

Alain Bouithy
Mercredi 25 Septembre 2019

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