Facebook
Rss
Twitter









Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le chômage franchit la barre des 12,5%



Le nombre de sans emplois s’est élevé à 1.534.000 personnes auT1-2021



Situation peu enviable des travailleurs en ces lendemains du 1er Mai. Non seulement, ils n’ont pas pu le fêter comme il se doit pour cause d’urgence sanitaire, mais ils vont avoir à assumer les conséquences fort dommageables d’un marché du travail qui ne peut plus assurer leur avenir. En effet, un nombre important d’entre eux a vu sa situation muer, du jour au lendemain, en celle de chômeurs. Selon une note d’information relative à la situation du marché du travail au T1-2021 rendue publique hier par le HCP, le nombre de ceux-ci a augmenté de 242.000 personnes entre le premier trimestre de l'année 2020 et celui de 2021, passant de 1.292.000 à 1.534.000 chômeurs, ce qui correspond à une augmentation de 19%. Cette hausse étant le résultat d'une augmentation de 185.000 chômeurs en milieu urbain et de 57.000 en milieu rural. Et, cerise sur le gâteau, le volume du sous-emploi, dans ses deux composantes, est passé, durant la période, de 954.000 personnes à 988.000, de 531.000 à 552.000 dans les villes et de 423.000 à 435.000 à la campagne. Le taux de sous-emploi est ainsi passé de 8,8% à 9,2%, au niveau national, de 8,7% à 8,9% en milieu urbain et de 8,9% à 9,6% en milieu rural. Dans le détail, le taux de sous-emploi des hommes (10,2%) est presque deux fois plus élevé que celui des femmes (5,6%). En milieu urbain, il est de 9% contre 8,3% pour les femmes et en milieu rural, il est presque 5 fois plus élevé parmi les hommes avec 12% que parmi les femmes (2,5%). Le taux de chômage a ainsi crû de 2 points entre les premiers trimestres de 2020 et de 2021, passant de 10,5% à 12,5%, enregistrant une forte hausse aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain en passant respectivement de 3,9% à 5,3% et de 15,1% à 17,1%, Il a également enregistré une forte hausse parmi les femmes (3,2 points), de 14,3% à 17,5%, et parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (5,7 points), de 26,8% à 32,5%, indique la même source, ajoutant que le taux de chômage des diplômés a, de son côté, enregistré une hausse de 2 points, passant de 17,8% à 19,8%. Et, sur la même période, le taux d'activité a baissé, au niveau national, de 46% à 45,5%, poursuit ladite note, faisant observer que ce taux a baissé de 53,3% à 51,1% en milieu rural et a augmenté de 42,1% à 42,6% en milieu urbain. L'écart entre hommes et femmes a atteint 49,5 points, avec des taux d’activité respectifs de 70,7% et de 21,2%. Ces taux étaient de 70,3% et de 22,6% au premier trimestre de 2020. De son côté, le taux d'emploi a baissé de 41,2% à 39,9% au niveau national. Ce taux a connu une légère baisse de 0,4 point en milieu urbain (de 35,7% à 35,3%), alors qu’il a perdu 2,8 points en milieu rural (de 51,2% à 48,4%). L'écart entre hommes et femmes a atteint 45,4 points avec des taux d'emploi respectifs de 62,9% et de 17,5%. Ces taux étaient de 63,8% et de 19,3%, une année auparavant. Autant d’augures qui ne présagent rien de bon dans le court terme et qui éclairent sous un jour fort peu favorable le document publié à la fin du mois dernier sur le site officiel du département du chef du gouvernement pour rappeler les efforts consentis en matière de promotion de l’emploi via l’adoption du plan stratégique y afférent pour la période 2017-2021 et, surtout la déclaration d’intention de l’Exécutif relative à « la poursuite de ses efforts, en coopération avec ses partenaires, pour préserver les emplois actuels et en créer davantage, notamment au profit des jeunes et des diplômés.» En fait, la Covid-19 est passée par là et a coupé l’herbe sous les pieds non seulement des sempiternels optimistes mais aussi des capitaines d’industries qui ont dû fermer boutique suffisamment longtemps pour que la reprise de leurs affaires se fasse dans des conditions peu favorables au maintien de l’emploi en des temps où les bons de commandes ne sont pas au mieux de leur forme. La reprise n’ayant pas encore pointé le bout de son nez, ce ne sera donc pas demain la veille que le Maroc pourra créer suffisamment d’emploi pour éponger son déficit en la matière. 

Hassan Bentaleb
Mardi 4 Mai 2021

Lu 458 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.