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“Le chemin du paradis” et “The punch” projetés en compétition au FNF





“Le chemin du paradis” et “The punch” projetés en compétition au FNF
La compétition officielle du Festival national du film de Tanger s'est enchaînée, lundi soir, avec la projection des longs-métrages de Wahid Sanouji et Mohamed Amine Mounna.
Dans "Le chemin du paradis", Wahid Sanouji raconte l’histoire de Najib, un jeune Néerlandais d’origine marocaine, issu de la banlieue d’Amsterdam, qui obtient son diplôme en droit et aspire à devenir avocat. Toutefois, sa vie prend un tournant inattendu le jour où son grand frère est arrêté pour son implication dans des activités criminelles. Désespéré, Najib fait la rencontre de Brahim qui lui propose de l’aider à s’en sortir, en l’accompagnant sur "le chemin du paradis".
Au casting de ce long-métrage, filmé à Amsterdam après cinq longues années de recherche et d’écriture, Rachida Laallala, Aziz Akazim, Titia Hoogendoorn, Chems Eddine Amar, Mamoun El Younoussi, Hakim Traidia, Frederik De Groot, Thomas Wanders et Meriyel Manders. Ce film, qui s’intéresse essentiellement à la diaspora marocaine aux Pays-Bas, s’arrête sur la question brûlante de l’identité en Europe.
Lors de la session de questions/réponses qui a suivi la projection du film, Sanouji a cité là l’une des raisons qui l’ont poussé à se lancer dans la réalisation de ce film. Le réalisateur affirme aussi avoir voulu transmettre les souffrances qui minent les proches et les êtres chers des personnes radicalisées, souhaitant situer leur amour dans ce processus de radicalisation.
De son côté, le réalisateur Mohamed Amine Mounna revient, dans "The Punch", sur l’histoire de Rabii, jeune chômeur issu d’une famille pauvre, qui croise le chemin de Mustapha, ancien champion de boxe. Ce dernier tente alors de convaincre Rabii de devenir "une légende" de la boxe, projetant sur lui, son propre rêve perdu.
S’exprimant dans le cadre d’une discussion sur son film, Mounna a fait savoir que ce long-métrage parle d’espoir et de l’importance de s’attacher aux rêves.
Le réalisateur, qui a fait l’éloge de toute son équipe portée, entre autres, par les acteurs Sandia Tajeddine et Rabi Glim, a indiqué que chaque réalisateur se développe d’un film à l’autre et avec lui, ses outils de travail, faisant part de sa volonté de présenter de nouvelles œuvres cinématographiques à la hauteur des aspirations de son public.
Par ailleurs, et à l’image d’un poème, "Icarus" de Sanaa El Alaoui regorge de métaphores. Ce documentaire, qui se distingue par des éléments de fiction, ainsi décrit par sa réalisatrice au cours de cette même session de questions/réponses, explore les bas-fonds de Budapest. Et si la réalisatrice s’est inspirée d’Icare, pour nommer son œuvre cinématographique, c’est parce que tout comme le fils de Dédale, son protagoniste, Ignac, interprété par Ignac Radics, espère lui aussi voler. Malheureusement, son statut de sans-abri vient couper court à son rêve de devenir pilote et sa vie se complique de plus en plus, dans une société où la lutte sociale s’avère sans merci.
Ce docu-fiction, à travers lequel la jeune réalisatrice a souhaité montrer que la philosophie est partout et naît de tout, reflète une incontestable implication et se distingue par une dimension humaine omniprésente, qui a réussi à transcender l’audience, du début à la fin.

Jeudi 5 Mars 2020

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