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Le cas lancinant des mineurs non accompagnés entassés aux portes de Mellilia

Baisse remarquée du nombre des migrants irréguliers à travers Sebta




Le problème des mineurs non accompagnés semble être un sempiternel casse-tête pour les autorités du préside occupé de Mellilia. En effet, le gouvernement local de la ville a estimé que presque 3.000 d’entre eux vivent actuellement dans les localités proches, dans l’attente d’une opportunité d’y accéder.
Selon l’agence espagnole Europa Press, leur objectif serait de débarquer dans la péninsule Ibérique à travers ledit préside.
Selon le conseiller du bien-être social dans le gouvernement local de cette ville, Daniel Ventura (affilié au Parti populaire), le Maroc se trouve dans l’obligation de tenir ses engagements en matière d’immigration en récupérant « ses mineurs » pour les remettre à leurs parents.
Il a également  affirmé que le nombre de mineurs non-accompagnés qui sont arrivés en Espagne via Mellilia, a «quadruplé» dans certaines communautés autonomes comme le Pays basque et la Catalogne.
Selon la même source, le nombre des mineurs accueillis dans le Centre d’accueil Purísima a dépassé les 1.500 en 2017, soit une hausse estimée entre 300 et 400 enfants  par rapport à l’année 2016, tout en soulignant qu’il y en a d’autres qui préfèrent vivre dans la rue et dormir à proximité du port du préside occupé dans l’attente de passer de l’autre côté.
L’autre sujet qui préoccupe aussi bien les autorités marocaines qu’espagnoles a trait à la situation parfois chaotique sur les lieux de transit entre le Maroc et le préside occupé de Sebta.
Pourtant, les chiffres concernant la pression migratoire relayés par les médias confirment que le nombre de personnes entrées de manière irrégulière a baissé de 14 % en 2017 par rapport à 2016.
Concrètement, 2.252 migrants sont entrés illégalement au préside occupé en 2017 et 2.000 personnes ont pu accéder à la péninsule Ibérique. En termes de nationalité, 1.605 sont des migrants subsahariens, 512 Algériens et 126 appartenant à d’autres nationalités.
Selon la même source, les entrées massives dans la ville se sont produites en février et en août derniers. En effet, le 17 février 2017, 500 migrants avaient forcé la clôture séparant le Maroc de la ville occupée de Sebta. Au cours de cette tentative, 11 Gardes civils et 25 migrants avaient été blessés. Trois jours après, une autre tentative a eu lieu. Cette fois-ci, 300 migrants ont pu accéder au préside occupé. Au début du mois d’août 2017, ce sont 260 migrants qui ont pu faire de même.
Il convient de rappeler que durant les fêtes de Noël et de fin d’année, de nombreux migrants subsahariens ont tenté de forcer la clôture grillagée de Sebta, mais en vain ; les autorités marocaines ayant avorté chacune de ces tentatives.  

H.T.
Mercredi 3 Janvier 2018

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