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Le Prix de la littérature arabe décerné à Abdelaziz Baraka Sakin





Le Prix de la littérature arabe, créé parl’Institut du monde arabe et la Fondation Jean-Luc Lagardère, a été décerné à l’écrivain soudanais Abdelaziz Baraka Sakin pour son roman «LesJango»(Éditions Zulma), traduit de l’arabe par Xavier Luffin, a annoncé lundi l’IMA. Une mention spéciale a été attribuée à l’écrivaine libanaise Dima Abdallah pourson roman Mauvaises herbes paru aux éditions Sabine Wespieser. Le jury de cette 8ème édition composé de personnalités du monde des arts et de la culture ainsi que de spécialistes du monde arabe, a salué « un roman surprenant de verve et de force politique où l’auteur mêle avec bonheurle fantastique et l’humour dans une intrigue très habilement construite ». Le jury a également tenu à souligner l’excellente traduction du livre parXavier Luffin. Quant au roman de Dima Abdallah, le jury a souhaité récompenser « un premier roman émouvant, fort bien écrit, qui raconte l’histoire d’une double perte : celle d’un pays et celle d’un père ». Le président de l’IMA, Jack Lang, a souligné «la grande qualité du livre primé d’Abdelaziz Baraka Sakin: Le sens de l’humour et du fantastique de l’auteur, même au cœur de la noirceur, rejoint la grande aventure humaine et universelle ». Abdelaziz Baraka Sakin succède à l’égyptien Mohammed Abdelnabi qui avait reçu le Prix de la littérature arabe en 2019 pour son roman «La Chambre de l’araignée» (Actes Sud /Sindbad), traduit de l’arabe par Gilles Gauthier.« Ce prix prestigieux (…) constitue sans aucun doute le couronnement de mon roman, « Les Jango». Je pense que ce prix est arrivé juste au bon moment, puisque mon roman parle de tolérance religieuse, d’amour et d’humanité, alors que nous vivons maintenant dans un monde déchiré par de violentes luttesidentitaires, traversant ce qui ressemble à un choc des civilisations. Le prix constitue aussi un soutien moral et matériel dans mon combat d’un exil à un autre», a déclaréAbdelaziz Baraka Sakin. Né en 1963, Abdelaziz Baraka Sakin, dont l’œuvre est interdite au Soudan depuis 2012, a déjà reçu le Prix Littérature-Monde 2017, pour son roman « Le Messie du Darfour». Créé en 2013 par l’Institut du Monde Arabe (IMA) et la Fondation Jean-Luc Lagardère, le Prix de la littérature arabe est la seule récompense française distinguant la création littéraire arabe. Pourrappel, deux auteurs marocains figuraient dans la sélection officielle de cette 8ème édition.Ils’agit de Madi Belem avec son roman “La langue maudite” et Youssef Fadel avec son roman “N’appelle pas, il n’y a personne”.

Libé
Mardi 10 Novembre 2020

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