Libération

Facebook
Rss
Twitter






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Mexique veut en finir avec le “ machisme qui tue ”





Le gouvernement mexicain veut mettre fin au "machisme qui tue" quelque 3.800 femmes chaque année au Mexique. "Le machisme tue, détruit la vie des femmes et limite le développement de notre pays", a déclaré mercredi la ministre de l'intérieur Olga Sanchez à l'occasion de la Journée internationale de l'ONU contre la violence à l'égard des femmes. Insistant sur la nécessité de "ne plus reproduire le système culturel machiste et patriarcal" très ancré au Mexique, Olga Sanchez a estimé que ce pays a une "dette historique" envers les femmes. "Nous avons une dette historique envers les femmes, en particulier envers les victimes de la violence, et nous ne pouvons pas permettre l'impunité", a-t-elle martelé. Selon les chiffres de l'Institut national des statistiques cités par la ministre, environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année au Mexique. Ces dix dernières années, six femmes sur dix ont subi une agression. Les statistiques montrent également qu'en moyenne 32 filles âgées de 10 à 14 ans deviennent mères chaque jour à la suite d'abus sexuels, et qu'une sur quatre a subi des violences en milieu scolaire. L'impunité dont bénéficient les agresseurs au Mexique est particulièrement problématique puisqu'en moyenne seule la moitié des meurtres classés comme féminicides sont condamnés. Dans certains États mexicains l'impunité atteint même 98%, selon un rapport présenté mercredi lors de la conférence matinale quotidienne du président Andrés Manuel López Obrador (AMLO). A cette occasion, le président mexicain a souligné que le phénomène d'agression contre les femmes vient des "conditions de pauvreté et d'inégalité économique". Mercredi, des défilés d'organisations féministes ont été organisés dans la capitale et dans d'autres villes du pays, sous protection des autorités et des organisateurs. Le 9 novembre, la police de la station touristique de Cancun (est) a tiré des coups de feu en l'air alors que des manifestants, pour la plupart des femmes, protestaient devant l'hôtel de ville après le meurtre brutal d'une jeune femme. Cet incident - sans précédent au Mexique - avait suscité de nombreuses critiques dans le pays ainsi qu'à l'étranger.

Libé
Jeudi 26 Novembre 2020

Lu 166 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.